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La couverture de glace en mer de Barents au plus bas

Russie / / Europe

La couverture de glace en mer de Barents n’a jamais été aussi faible qu’en février. Ce phénomène laisse supposer, comme l’avaient déjà affirmé des chercheurs américains, que l’Arctique entre dans une nouvelle phase climatique, marquée par une diminution de sa superficie.

La couverture glaciaire de la mer de Barents connaît sa plus faible étendue depuis le début des observations par satellite. ©NASA Goddard space flight centre

Le site Internet du Centre national d’information sur la neige et la glace (NSIDC), basé aux États-Unis, indique dans un communiqué le recul de la couverture glaciaire en mer de Barents. Au cours du mois de février, la surface de glace recouvrant la mer de Barents a atteint une surface minimale record depuis les débuts de l’observation par satellite. Avec seulement 400.000 km² de glace contre environ 860.000 km² habituellement. La surveillance de l’Arctique par satellite a été mise en place en 1979.

Selon des spécialistes du NSIDC, ce fort recul de la couverture de glace en mer de Barents est dû aux températures atmosphériques anormalement élevées dans la région, supérieures de 4 à 8°C aux normales saisonnières en février. A contrario, les températures ont été de 3 à 5°C inférieures aux moyennes saisonnières dans le secteur Pacifique de l’Arctique, ce qui a entraîné un record inverse en mer de Béring. La couverture de glace y est deux fois plus étendue que lors des relevés les plus importants.

La banquise dans une phase de recul

Comme le souligne le communiqué, la couverture de glace de l’arctique atteint généralement sa superficie maximale à la fin du mois de février ou au début du mois de mars. Malgré les différences régionales, la surface générale de la banquise se réduit. La surface moyenne qu’elle occupe dans l’Arctique ces derniers mois se limite à 14,56 millions de km². Depuis le début de l’histoire de l’observation par satellite, quatre fois seulement des superficies inférieures ont été constatées.

En septembre dernier, des experts de l’Administration océanique et atmosphérique nationale américaine (NOAA) avait fait savoir que l’Arctique entrait, semble-t-il, dans une nouvelle phase climatique, se caractérisant notamment par une diminution progressive de la surface de la banquise.

De leur côté, des chercheurs de l’Institut polaire norvégien ont déclaré en septembre dernier que la surface de glace avait frôlé son record minimum de 2007. Selon eux, non seulement la calotte glaciaire a perdu en surface, mais sa masse s’est également réduite. La fonte des glaces influence les écosystèmes marins, déréglant les conditions habituelles de vie des phyto- et zooplanctons, qui sont à la base de la chaîne alimentaire.

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