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Le tofu au Gesso, plat de la semaine

Brésil / / Amérique du sud

Malgré les promesses répétées de l’administration de se pencher sur le problème de la sécurité alimentaire, chaque semaine apporte son scandale sanitaire. Aujourd’hui, le tofu au gesso, un enduit acrylique industriel pas tellement destiné à plâtrer les estomacs…

Du gesso dans le tofu pour lui donner une texture et une blancheur idéale. Une innovation pas vraiment au goût des consommateurs. ©Joyosity (Flickr)

On aura tout vu, et les lecteurs attentifs de la presse chinoise vont se sentir acculés à ne rien manger d’autre que ce qu’ils cultivent sur leur balcon… Début mars, une équipe de policiers de Pékin a fait irruption dans une petite usine de tofu de banlieue. La raison de leur descente? Cet établissement n’a pas les permis légaux pour produire. Mais les autorités vont découvrir bien d’autres raisons de fermer l’usine.

Dans un environnement extrêmement sale, quelques machines rudimentaires, aucune installation de désinfection, quelques ouvriers à l’air morose s’activent. Ils produisent un tofu un peu particulier. Ils y joignent du gesso industriel. Cet apprêt pour peinture donne une texture et une blancheur idéales à leur produit, à un prix tout à fait modeste. Par contre, pour la santé du consommateur, c’est sans doute un ingrédient peu recommandé…

Des questions en suspens

L’usine a donc été fermée, les responsables sont recherchés. Plus de 3 tonnes de tofu au gesso ont été détruites. Mais comme souvent, pour une usine de fermée, dix risquent de fleurir par ailleurs.

Alors que la capitale est réputée être la ville la mieux contrôlée – histoire d’image pour les nombreux étrangers qui y séjournent – cette histoire sidère. Qu’en est-il des pratiques dans les provinces plus reculées où la force de contrôle sanitaire n’est pas aussi importante qu’à Pékin? Depuis combien de temps le tofu au gesso est-il sur le marché? Est-ce que le tofu, réputé être un aliment plutôt sûr et sain, réserve d’autres surprises? Dur de répondre.

La seule certitude, c’est que ce n’est certainement pas la dernière histoire d’aliments altérés que la Chine nous amène.

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