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Les grandes manœuvres dans le gaz de schiste

Chine / / Asie

Début mars 2012, les autorités ont publié un plan de développement de la production de gaz de schiste. Qualifié d’irréaliste par les multinationales de l’énergie, le plan aiguise les appétits: Shell vient de signer le premier contrat, et Total pourrait suivre.

La Chine se lance dans l'exploitation des gaz de schiste. © Anvarja

 

 

 

 

Le 16 mars 2012, le bureau national de l’énergie a publié un document attendu par les professionnels de l’énergie: le programme de développement du gaz de schiste pour le douzième plan quinquennal. La Chine envisage de produire 6,5 milliards de mètres cubes par an via l’exploitation de ses gisements de gaz de schiste d’ici 2015. La capacité de production doit passer à 100 milliards de mètres cubes dès 2020.

Sans un mot sur les problèmes environnementaux possibles, la Chine confirme son ambition d’exploiter ses énormes réserves et d’imiter les États-Unis. Une volonté qui n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les autorités répètent qu’elles misent gros sur leurs réserves de 26 000 milliards de mètres cubes. Pour diminuer sa dépendance au charbon qui constitue 70% du mix énergétique national, la Chine souhaite faire passer la part du gaz naturel de 5 à 10% en 2020. Mais ces grandioses projets butent sur le même problème depuis longtemps: le manque d’expertise des géants de l’énergie locaux dans le domaine.

Des partenariats internationaux

Pour y recourir, les deux mastodontes du pétrole Sinopec et Petrochina, jettent des milliards pour participer à l’exploitation des bassins de gaz de schiste au Canada et aux États-Unis. Le gouvernement incite les majors occidentales à rentrer sur le marché chinois pour apporter leur expérience.

Le 20 mars, Shell a signé le premier contrat de partage de production de gaz de schiste avec Petrochina, pour une réserve étendue sur 3 500 kilomètres carrés dans la province du Sichuan. BP et Chevron ont déjà annoncé courant 2009 des accords de principe avec des sociétés chinoises pour répondre en commun à des appels d’offre chinois. Tout comme Total, qui déclare via son PDG Christophe de Margerie, que la société avait passé un préaccord avec Sinopec pour la recherche et l’exploitation de gaz de schistes.

Alors que les impacts sur l’environnement de ce type de source d’énergie ont poussé l’État français à reculer sur le sujet, rien de tout cela en Chine. Le gaz de schiste est attendu comme le messie pour sauver la donne énergétique du géant chinois.

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