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Le syndrome de la disparition des abeilles est mondial

Canada / / Amérique du nord

Partout dans le monde, une très forte mortalité des abeilles est enregistrée depuis les dernières années avec des pertes de colonies grimpant entre 50% et 60% en moyenne.

Les abeilles risquent de diparaître à cause de l'utilisation abusive des pesticides. ©blathlean

Les abeilles : créatrices du vivant

La forte diminution du nombre des abeilles à l’échelle mondiale est un des signes les plus préoccupants de la dégradation environnementale et du déséquilibre écologique auxquels les populations font face. Les abeilles, malades, se fragilisent. Outre la production de miel qui est directement touchée, l’abeille est au cœur de la chaîne qui relie l’animal au végétal. En volant de fleurs en fleurs, elles fertilisent les plantes qui deviennent les fruits et légumes à la base de notre alimentation. Si les abeilles viennent à disparaitre, la pollinisation ne se fera plus, entrainant ainsi la disparition de certaines espèces végétales mais aussi animales.

Cet événement rappelle les paroles prophétiques d’Einstein:

« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre. »

Mr Sénéchal, apiculteur sur la ferme biologique André Samson au Québec, s’estime chanceux de ne pas être touché par les problèmes de ses collègues. Il possède actuellement 30 ruches, dont 6 qui se trouvent sur le terrain du potager de la famille Samson. Elles se portent toutes à merveille alors que certains de ses collègues sont confrontés à de graves problèmes générés par les pesticides et les OGM. Ils doivent déplacer leurs dernières ruches vivantes sur des terrains moins pollués.

L'homme est le principal responsable de la disparition progressive des abeilles. ©azure_world

Face à ces pertes d’essaims considérables dans le monde, certains producteurs biologiques ont trouvé la solution en faisant appel à un apiculteur directement sur leurs plantations. Un échange gagnant-gagnant qui permet d’améliorer la qualité des légumes tout en préservant les petites ouvrières travailleuses.

Partenariat entre un potager biologique et un apiculteur : la solution ?

Le potager André Samsonest une histoire de famille. Héritier du potager de son oncle, André Samson y découvre sa passion pour les légumes et l’agriculture biologique. La ferme fonctionne depuis 2002 et proposent des paniers biologiques aux résidents de Montréal et des environs de la ferme. Des arbres fruitiers viennent également d’être plantés. Depuis 2010, l’entreprise familiale a décidé de faire appel à un apiculteur, Roger Sénéchal, afin d’implanter directement des essaims d’abeilles dans le potager. Une manière de donner aux abeilles l’opportunité de butiner dans un champ traité sans produits chimiques tout en améliorant la pollinisation. Sylvianne Samson témoigne:

« Nous sentions le besoin de faire appel à un apiculteur pour différentes raisons, telles que : améliorer nos rendements grâce à une meilleure pollinisation des fruits (surtout fraises, courges et courgettes), avoir une plus grande biodiversité à la ferme, participer à la sauvegarde des abeilles dans le monde et avoir accès à du miel de qualité bien de chez nous… c’est cool! »

Elle voit déjà une différence par rapport aux productions antérieures :

« Nous avons un pourcentage de fruits déformés dans les  fraises et les courgettes presque nul alors que c’était un réel problème auparavant. Avec un meilleur rendement, nous avons une meilleure efficacité de l’entreprise ! »

C’est une façon pour la ferme de s’impliquer concrètement dans la cause des abeilles puisque comme Mme Samson le souligne:

« Nous en sommes directement dépendants dans notre métier. »

Le partenariat se passe à merveille. Mr Sénéchal a reçu un espace pour l’installation de ses ruches et il reçoit en plus un panier de fruits et légumes par semaine de la ferme. La bonne nouvelle, c’est que depuis le début du partenariat, les ruches grossissent puisque les abeilles se portent à merveille ! De quoi être fier.

Christine Lacaze

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Derniers commentaires

  1. tardif

    Vous devriez peut-être vérifier si Albert Einstein a bien dit les mots que vous lui prêtez. Vous pourriez par exemple remonter à la source et nous dire où et quand il aurait dit ça. Ça fait partie du travail des journalistes de vérifier ce qu’ils écrivent, non?

    Pour info: ceux qui ont essayé vraiment de vérifier cette citation ont échoué. Pourtant elle continue à être colportée par des gens qui, manifestement, ne vérifient pas.

    Dans votre cas, ça introduit le doute sur l’ensemble de ce que vous écrivez…