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Les Nations Unies comptent sur le capitalisme vert pour sauver la biodiversité

Panama / / Amérique centrale

Une nouvelle plateforme scientifique internationale aura pour mission de lutter contre la dégradation des écosystèmes de la planète. Pour attirer le secteur privé, services environnementaux et biodiversité sont désormais considérés comme des actifs financiers.

Irina Bokova est en faveur de la création de l'IPBES. © itupictures (Flickr)

Irina Bokova, la directrice générale de l’UNESCO, déclare:

« La création de l’IPBES à quelques semaines seulement de la Conférence Rio+20 est un signal fort et un progrès significatif pour la préservation de la biodiversité. »

C’est au terme d’une gestation de plusieurs années, ponctuée de négociations souvent complexes, que la Plateforme Internationale sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques (IPBES) a pu voir le jour. Réunis dans la capitale panaméenne les 21 et 22 avril 2012, les 90 pays membres ont décidé d’établir le siège du nouvel organisme à Bonn, en Allemagne.

Constituée de représentants d’états, de scientifiques, d’entrepreneurs et d’organismes financiers, l’IPBES fonctionne sur le même modèle que le GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Son rôle ? Mettre à la disposition des législateurs les connaissances scientifiques essentielles au développement de politiques de préservation de la biodiversité et des services environnementaux. La création de l’IPBES s’inscrit ainsi dans le cadre de l’Initiative pour une économie verte, lancée par le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE).

En 2010, la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité de Nagoya estimait que « l’on ne peut préserver que ce qui a un coût » et appelait à intensifier la valorisation économique de toutes les richesses naturelles, considérées comme une nouvelle génération “d’actifs” financiers. Un terme englobant à la fois les gènes des espèces vivantes, les microorganismes, ou encore les “services écosystémiques” comme la pollinisation des végétaux et la filtration naturelle de l’eau.

L’IPBES garantira l’application de la Convention de Nagoya jusqu’en 2020, et devra promouvoir:

«l’intérêt et les capacités du secteur privé […] concernant l’utilisation durable de la biodiversité et des services des écosystèmes en tant que source d’opérations commerciales futures. »

José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, insiste sur le caractère indispensable de la biodiversité en matière de sécurité alimentaire:

« Des milliers d’espèces interconnectées constituent un réseau vital de diversité biologique au sein d’écosystèmes dont dépend la production mondiale d’aliments. Nous nous réjouissons de la création de cette plateforme et la soutenons avec enthousiasme. »

Pilotée à la fois par le PNUE, par l’UNESCO, par la FAO et par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’IPBES devrait bientôt s’émanciper pour ne dépendre que d’un seul de ces organismes.

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