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Une espèce de papillons rares apprécie le réchauffement climatique

USA / / Amérique du nord

Détraqué par l’homme, le climat menace l’existence de nombreuses espèces. Dans le cas du petit papillon britannique brun, le réchauffement climatique lui est venu en aide et contribue à sa prospérité.

L'Argus brun est l'un des rares animaux à profiter du réchauffement climatique.© Deanster1983 (Flickr)

Tout est question de nourriture. Dans les années 1980, le papillon était menacé et a dû migrer vers le nord de la Grande-Bretagne où il a trouvé un véritable Éden. En 2012, le petit papillon vit dans des surfaces deux fois plus grandes et n’est pas près de disparaître, selon une étude publiée dans le magazine Science.

Richard Fox, co-auteur de cette étude et écologiste au Butterfly Conservation (groupe de scientifiques et de protection de la nature) déclare:

« Il y a quelques décennies, l’Argus brun était en quelque sorte un papillon rare et il fallait aller dans des lieux particuliers pour le voir. Maintenant c’est un papillon que vous pouvez observer dans les terres agricoles un peu partout ».

Jane Hill, co-auteure de cette étude et professeure d’écologie à l’Université de York affirme:

« Le fait que le réchauffement climatique aide l’Argus brun à se développer est assez inhabituel en comparaison à d’autres espèces, c’est pourquoi les scientifiques étudient son cas avec intérêt ».

Les « gagnants et les perdants » des modifications

Les biologistes s’attendent à ce que les changements climatiques créent des gagnants et des perdants dans les espèces. Terry Root, biologiste à l’Université de Stanford, qui n’a pas participé à cette étude, estime que pour chaque gagnant, comme l’Argus brun, il y a trois espèces perdantes. Il cite le coucou en Europe et l’ours blanc en Amérique. J. Hill confirme ce ratio de trois-contre-un concernant les « perdants » du changement climatique face aux « gagnants ».

Comme la planète se réchauffe, les principales interactions entre les espèces se brisent et se redéfinissent parce que le prédateur et sa proie ne peuvent pas modifier leurs habitats en même temps. Cela a pour conséquence la migration de certaines espèces vers le nord dans des contrées plus froides. Comme l’explique T. Root, le problème est qu’ils ne trouveront pas assez à manger:

« De nombreuses espèces vont s’éteindre ».

Ce qui rend l’Argus brun différent, c’est que ce dernier a réussi à trouver une nouvelle plante (un géranium très répandu) pour se nourrir et qui est même d’un meilleur apport nutritif pour lui. J. Hill commente:

« C’est un peu comme si le garde-manger lui était désormais ouvert ».

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