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SeaWorld reconnue responsable de la mort de sa dresseuse d’orque

USA / / Amérique du nord

Les parcs d’attractions américains SeaWorld ont été jugés coupables et responsables de la mort d’une dresseuse par un orque au cours d’un spectacle dans leur parc de Floride, le 24 février 2010.

L'orque du parc Seaworld d'Orlando a déjà causé la mort de trois personnes. © emmandevin (Flickr)

Une dresseuse d’orque tuée pendant son spectacle à Orlando

Le 24 février 2010, le spectacle Shamu du parc d’attraction SeaWorld, à Orlando en Floride, s’est clôturé sur un drame. La vedette du show, Tilikum, un orque mesurant 6,71 m et pesant 5,4 tonnes, a brusquement saisi sa dresseuse, Dawn Brancheau, et l’a entraînée sous l’eau. Dawn Brancheau s’est noyée devant un public horrifié. Malgré cette mort, et celle de deux autres personnes imputées aussi à Tilikum, SeaWorld a décidé de garder l’orque, en captivité depuis des décennies.

SeaWorld jugé coupable

Le juge Ken Welsch vient de rendre son verdict et de conclure que SeaWorld était tenu comme seul responsable de la mort de sa dresseuse Dawn Brancheau. SeaWorld a été condamné devant le Bureau de la Sécurité et de la Santé au travail qui dépend du ministère américain du Travail (OSHA). La société SeaWorld a été jugée coupable et condamnée à payer une amende de 12 000 $.

L’amende imputée à SeaWorld est inférieure à la demande initiale réclamée par l’OSHA; quant à sa responsabilité, elle a été requalifiée dans le cas du décès de Dawn Brancheau de « volontaire » à « grave ». La cour a également entériné la demande d’OSHA afin que SeaWorld sépare les dresseurs des orques par une « barrière physique » quand ils sont dans l’eau avec eux. Elle a statué:

«La gravité de cette infraction est très élevée. Les formateurs ont été obligés de travailler en contact étroit avec les orques pendant les représentations. Les orques ont parfois des comportements imprévisibles, comme la saisie des dresseurs dans leur gueule, le maintien des formateurs sous l’eau, et leur violence. Le programme de formation et d’entrainement de SeaWorld met en danger les formateurs en les plaçant dans une position où les signes précurseurs de comportements dangereux sont difficiles à interpréter. »

La question du droit animal

Un autre procès a également été fait contre SeaWorld par l’Association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), devant le tribunal fédéral de San Diego au nom des cinq orques Tilikum, Katina, Corky, Kasatka et Ulises, qui interprètent des numéros acrobatiques à Orlando, en Floride, et San Diego en Californie. La PETA allègue que SeaWorld « asservit » les orques en captivité en les forçant à participer à leurs spectacles. La plainte a été jugée irrecevable par un juge sous prétexte que les orques ne sont pas «des êtres humains»; le 13e amendement de la Constitution des États-Unis qui interdit l’esclavage et dont se réclamait la PETA, ne peut leur être appliqué.

Mais si l’orque est un animal dangereux, au comportement imprévisible, et qu’il ne doit pas être amené à communiquer étroitement avec les dresseurs… Que fait-il en captivité ? Le débat sur le droit animal reste ouvert !

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