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Kakapos, d’une reproduction complexe à une extinction?

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Parfois, certaines espèces semblent vouloir disparaître. Quoi que l’on fasse, elles vont rendre leur protection incroyablement difficile et les tentatives de conservation vont rester vaines. Le kakapo en est un exemple.

Le kakapo © jedanchaomian

Une reproduction complexe

La présence de ce gros perroquet non volant était autrefois très courante en Nouvelle-Zélande. Les modifications infligées à son habitat et l’introduction de prédateurs ont eu un effet dévastateur sur cette espèce. Les survivants ont été rassemblés dans les années 80 et emmenés sur des îles telles que l’île Codfish (à l’extrême sud de la Nouvelle-Zélande) afin de les protéger.

Là-bas, il n’y avait que très peu de menaces et suffisamment de sources de nourriture. Des chercheurs les ont observés pendant une année pour s’assurer de leur survie. Ils ont observé que les kakapos ne se reproduisaient pas. Des recherches ont été menées afin de comprendre la raison de ce blocage. Était-ce un résultat de relations consanguines, puisqu’il ne restait que très peu de kakapos? Ou était-ce à cause de la complexité de leur système de reproduction?

Les années où ils se reproduisent, au printemps et au début de l’été, les mâles émettent des chants particuliers pour attirer les femelles vers une partie de leur territoire. A cet endroit, les mâles entretiennent un chemin menant à des dépressions en forme de bol creusées dans le sol. Le mâle chantant le mieux et ayant le chemin et les bols les plus attractifs a le plus de chance de plaire aux femelles et de se reproduire.

Un grand territoire et beaucoup de rumis

Mais le problème est au dû à leur nourriture. Les femelles kakapos ont tendance à entrer dans leur phase reproductive les années où le rimu produit ses fruits. Le rimu est un conifère très présent en Nouvelle-Zélande. Malheureusement, sa fructification ne se fait pas chaque année, c’est pourquoi les femelles ne peuvent se reproduire régulièrement.

Cela semblait être la réponse aux problèmes. Mais les chercheurs ont remarqué que de nombreuses femelles ne se reproduisaient toujours pas les années de fructification.

Après deux années supplémentaires d’observation, les chercheurs ont réalisé que les femelles se reproduisaient selon la grandeur de leur territoire et s’il contenait beaucoup de rimus et autres arbres fruitiers. La reproduction des kakapos est donc intrinsèquement liée à la quantité de nourriture disponible pour les femelles.

 

Pour en savoir plus, kakaporecovery.org.nz

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