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Des scientifiques récompensés au Rio+20

Brésil / / Amérique du sud

Les scientifiques qui ont inventé le concept d’empreinte écologique et le concept de biodiversité ont remporté le 17 juin 2012 le Blue Planet Prize. C’est une des principales récompenses dans le domaine de l’environnement.

Le scientifique Mathis Wackernagel. © FriendsofEurope

Trois scientifiques récompensés

L’annonce a été faite dimanche 17 juin par la Fondation Asahi Glass, à Rio. Le prix fête cette année 2012 son 20ème anniversaire.

Mathis Wackernagel, président de l’organisation Global Footprint Network, a créé l’année du rio-92 l’empreinte écologique. Cette idée permet à une personne, une ville ou un pays de calculer la quantité de ressources naturelles nécessaires pour maintenir son niveau de consommation.

« On ne peut pas attendre les conséquences les plus désastreuses du réchauffement global pour commencer à penser à des solutions. Tout le monde doit faire sa part, que ce soient les scientifiques ou les gouvernants. »

Il a partagé avec William Rees, de l’Université Britannique Columbia, au Canada, le prix de 500 000 euros.

Le biologiste Thomas Lovejoy, père du terme biodiversité se référant à la variété de la nature, a également été récompensé. Spécialiste de l’Amazonie depuis 40 ans, il est professeur de politique de science et d’environnement à l’Université George Mason, aux États-Unis.

S’exprimant lors d’un événement parallèle au Rio+20 du 11 au 15 juin, réunissant des scientifiques, Lovejoy a affirmé:

« Nous nous approchons d’un chemin sans retour. Les gens ont du mal à cerner les problèmes qu’ils ne voient pas immédiatement. »

Mathis Wackernagel s’inquiète et alerte

« Vous oseriez prendre un avion qui n’aurait pas de jauge d’essence ? » C’est par cette question que le Suisse Mathis Wackernagel illustre le chemin que l’humanité  prend en ignorant la consommation de ressources naturelles dans l’évaluation du développement économique. En plus des indicateurs traditionnels comme le PIB, les pays devront adopter des indices complémentaires pour éviter la « faillite écologique ».

Il ajoute:

« La réalité physique triomphera de la réalité politique. Les pays qui partiront les premiers seront gagnants. »

Il ne s’agit pas d’une question morale mais de regarder froidement les résultats. Tout comme la comptabilité est nécessaire à un entreprise pour ne pas faire faillite, la comptabilité des ressources naturelles est nécessaire pour éviter une faillite écologique qui entrainerait une faillite financière.

Des ressources trop vite utilisées

Pour le cas du Brésil, il estime que le pays est en train de perdre ses ressources. Bien qu’ayant un capital naturel encore très riche comparé à d’autres nations, il le dépense trop rapidement, et s’appauvrit.

« La réserve de ressources naturelles, qui a constitué un énorme avantage pour le Brésil et qui sera encore plus significative dans le futur, est en train de s’envoler. »

Un calcul de l’empreinte écologique de la ville de  São Paulo a été fait par l’ONG WWF. Si tous les habitants du monde avaient le même style de vie que celui de São Paulo, il faudrait 2,5 planètes pour l’alimenter. En termes de surface de ressources nécessaire, le pauliste a besoin de 4,38 hectares pour satisfaire ses besoins. Ce chiffre est très élevé étant donné que la planète a 1,8 hectare à offrir par personne.

 

Pour en savoir plus, folha.uol.com.br et estadao.com.br

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