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Le Vélib’ au cœur des Andes, c’est possible

Equateur / / Amérique du sud

Malgré son relief imposant, Quito s’équipera d’un système de vélos en libre-service qui verra le jour le 15 juillet 2012. Équipés de garde-boue et d’un dérailleur sept vitesses, les deux-roues devront s’adapter à la topographie de la capitale, l’une des plus hautes du monde.

Quito va mettre à disposition un service de location de vélos. © allan_harris

Des vélos en libre service

Imitant l’exemple d’autres métropoles latino-américaines comme Mexico ou Buenos Aires, Quito met en place un système de partage de bicyclettes publiques, baptisé Bici Q.

Pour démarrer, la municipalité installera 25 stations réparties dans les quartiers historiques et dans le centre ville. Chacune d’entre elles sera équipée de bornes de stationnement pour les vélos et d’une cabine où un employé municipal accueillera les usagers.

Le service sera disponible tous les jours entre 7 heures et 19 heures : des horaires correspondant avec le lever et le coucher du soleil dans les régions proches de l’Équateur.

Pour pouvoir utiliser les vélos urbains, les usagers devront s’inscrire au préalable auprès des autorités municipales et payer un abonnement mensuel.

Bon marché, le Bici Q sera facturé 2 dollars par mois (environ 1,60 €), ou 22 dollars l’année (17,5€).

Un parcours vallonné

Construite à flanc de montagne, la ville de Quito comporte de nombreuses rues aux pentes très prononcées, susceptibles de décourager les cyclistes les moins aguerris. Pour pallier à cet inconvénient, les vélos du programme Bici Q ont été conçus de manière à minimiser l’effort et seront pourvus de dérailleurs à sept vitesses. Garde-boue, klaxon, panier et balise GPS viendront compléter l’équipement de chaque deux-roues.

Les bicyclettes pourront être empruntées plusieurs fois par jour, pour des trajets de 45 minutes maximum. Pour réemprunter un vélo, il sera par contre nécessaire de patienter 15 minutes.

63 kilomètres de pistes cyclables

Alexandro Velasco, expert du cabinet Mobilité Non Motorisée, estime que le succès de cette initiative repose en partie sur une nécessaire amélioration des pistes cyclables de la ville.

Quito compte en effet 63 kilomètres de voies réservées aux cyclistes, dont 14 seulement sont à caractère utilitaire et 8 à caractère mixte (utilitaire/récréatif). Les 40 kms restants se trouvent en zones suburbaines ou à l’intérieur des parcs de la ville.

Pour garantir la sécurité et la motivation des usagers du programme Bici Q, la capitale équatorienne devra donc se doter d’un véritable réseau interconnecté de pistes cyclables dans le centre ville.

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