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Le redémarrage des réacteurs japonais menace le pays

Corée du Sud / / Asie

Malgré les protestations, le gouvernement japonais a maintenu sa décision de redémarrer deux réacteurs nucléaires. Le public réagit, les experts critiquent, et les voisins coréens tremblent: les 10 réacteurs les plus dangereux de l’archipel sont juste en face de leurs côtes…

©forgettablememories

La protestation s’organise

Le 16 juin 2012, le gouvernement d’Yoshihiko Noda a annoncé le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, pour juillet. Depuis mai, tous les réacteurs du pays étaient à l’arrêt, conséquence de l’accident de Fukushima.

Depuis que la décision de relancer deux des réacteurs de la centrale d’Oi dans la préfecture de Fukui, a été annoncée, la protestation s’organise. Le 29 juin, près de 100 000 opposants étaient devant la résidence du Premier ministre pour que le gouvernement revienne sur sa décision.

La sortie médiatique de deux sismologues des universités de Kobe et de Tokyo renforce les manifestations. Selon Katsuhiko Ishibashi et Mitsuhisa Watanabe, les autorités n’ont pas pris en compte les données nouvelles. Celles-ci prouvent que les réacteurs de Oi sont situés tout près d’une faille sismique dangereuse.

« Noda, dehors ! »

Les plus inquiets sont les voisins situés de l’autre côté du détroit de Corée. Pourquoi cette angoisse? Une étude réalisée par des parlementaires japonais opposés au nucléaire, a classé par ordre de dangerosité les 50 réacteurs de l’archipel. Observation frappante: les 10 installations les plus susceptibles de causer des problèmes sont situées sur la côte ouest du Japon, juste en face de la Corée du Sud. Un fonctionnaire du bureau des questions hydrographiques et océaniques constate:

« Bien que la plupart des courants de la Mer du Japon soient orientés vers le nord est, des tourbillons vont souvent du Japon vers la péninsule coréenne. »

En cas d’accident, les radiations atteindront bien vite Séoul. Nul doute que s’ils le pouvaient, bien des Coréens se feraient un devoir de joindre les nombreux manifestants japonais et crieraient avec eux: « Noda, dehors ! ». Voilà un sujet qui risque d’alimenter les tensions en Asie du nord-est.

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Derniers commentaires

  1. jpj11

    cet article est pour le moins partial : la centrale de Oi est sur la côte ouest du Japon, elle n’est donc pas exposée aux risques de tsunami qui ont causé la catastrophe de Fukushima ; quant aux risques sismiques, il sont réels, mais le cas de Fukushima a montré que cette centrale très ancienne a bien résisté au séisme, pourtant de force 9, le niveau le plus élevé jamais observé ; c’est le tsunami qui l’a gravement endommagée.
    Pour finir, la Corée du Sud a 21 réacteurs nucléaires en activité et 5 en construction…