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Le paradoxe des énergies renouvelables

Royaume-Uni / / Europe

La production d’énergies solaire, éolienne et marémotrice a augmenté d’un tiers par rapport à l’année 2011. Pourtant, le gouvernement britannique veut supprimer les subventions aux producteurs.

© elias_daniel

Les énergies renouvelables ont la cote

La Grande-Bretagne n’a jamais autant produit d’énergie verte de son histoire. Les énergies renouvelables représentaient 11 % de l’électricité britannique au premier trimestre 2012, contre 7,7 % de janvier à mars 2011.

Une forte hausse a été observée dans la production d’énergie éolienne terrestre, tandis que la génération d’alimentation hydroélectrique et bioénergétique s’est également fortement accrue. La Grande-Bretagne se rapproche donc de sa promesse de produire 15 % de son électricité via des sources renouvelables avant 2020. Ces augmentations pourraient également aider à résoudre la crise énergétique qui force les centrales nucléaires et les mines de charbon et de gaz à fermer.

Le secteur éolien augmente de 50% en un an

La génération d’énergie éolienne terrestre et marine a augmenté d’environ 50 % par rapport à la même période en 2011 et l’hydroélectricité de 43 %. Les ressources solaires, marines et marémotrices ont augmenté de plus de 800 % mais demeurent le plus petit secteur d’énergies renouvelables en raison de la nouveauté relative de ces technologies.

Joss Garman, activiste sénior chez Greenpeace, déclare:

« La Grande-Bretagne est aujourd’hui prête à devenir l’Arabie saoudite de l’industrie éolienne offshore dans le monde. Le coût de l’énergie éolienne chute tellement rapidement que si les ministres ne prennent pas de mauvaise décision au cours des prochains mois, tout le pays pourrait profiter du boom des énergies propres. Les factures d’énergie se stabiliseraient et le pays pourrait créer de nouveaux emplois et industries, en plus de réduire ses émissions de CO2 ».

Une réduction des subventions

La « mauvaise décision » qu’évoque cet activiste est la proposition de réduire de 10 % à 25 % les subventions offertes aux entreprises d’énergie éolienne afin de réduire les dépenses de l’État. Heureusement, le gouvernement britannique conservateur comporte actuellement quelques députés à tendance écologique qui demandent à Downing Street de comprendre que ceux qui sont en faveur du secteur des énergies renouvelables le sont car cela correspond à de la création d’emploi et à la croissance.

250 000 britannique ont installé des panneaux solaires

Au Royaume-Uni, plus de 250 000 personnes ont installé des panneaux solaires sur leurs toits depuis le lancement du programme de rachat de la production d’énergies renouvelables. La Renewable Energy Association (Association des énergies renouvelables) estime que le secteur vaut déjà 12,5 milliards £ (15,7 MM€) et emploie 110 000 personnes, chiffre qui pourrait passer à 400 000 d’ici 2020. Gaynor Hartnell, responsable de l’association, déclare:

« L’augmentation de l’usage de nos propres énergies renouvelables, plutôt que l’augmentation de l’importation d’énergie, nous garantit un bel avenir énergétique. Cela nous permettra aussi de conserver les emplois et d’assurer la croissance au Royaume-Uni ».

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Derniers commentaires

  1. jpj11

    les affirmations de l’activiste de Greenpeace selon lesquelles le coût des éoliennes chute rapidement contredisent tout ce que j’ai lu jusqu’ici :  » le coût des éoliennes ne peut plus baisser car les meilleurs sites sont déjà équipés, et la filière est entièrement industrialisée », « l’appel d’offres de la France pour les éoliennes offshore fait ressortir un coût moyen 3 fois plus élevé que pour les éoliennes terrestres », etc ; rien à voir avec le solair, dont les coûts baissent rapidement, mais en partant de beaucoup plus haut…

  2. L’éolien monte mais le photovoltaique descend.
    L’investissement dans les matières vertes est de plus en plus prisés par les entreprises et je le vois tout les jours à côté de mon travail, un chantier avec un toit uniquement de panneau solaire…