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La rapamycine, médicament miracle contre Alzheimer ?

Chili / / Amérique du sud

Extraite du sol de l’Île de Pâques, cette substance pourrait révolutionner les traitements contre la sénilité. Les essais menés en laboratoire sur des animaux montrent un ralentissement du vieillissement et une incroyable préservation des facultés cognitives.

C'est sur l'Île de Pâques que la rapamycine a été trouvée. © ndecam

Un médicament bénéfique à tout âge

Les scientifiques ont-ils trouvé une parade à la dégradation des capacités cérébrales accompagnant le vieillissement de l’être humain ?

Dans les laboratoires de l’Université du Texas, à San Antonio, les chercheurs veulent y croire et placent leurs espoirs dans un nouveau médicament provenant de l’une des terres les plus isolées de la planète : la mystérieuse Île de Pâques.

La rapamycine, ainsi nommée en référence à Rapa Nui (le nom autochtone de l’Île de Pâques) a été administrée à des rats de laboratoire, avec des résultats très encourageants. Chez les plus jeunes, elle augmente la mémoire et les capacités d’apprentissage, et permet également une amélioration de ces facultés chez les spécimens déjà âgés.

Extraite du sol de l’Île de Pâques, la rapamycine est un composé chimique semblable à un antibiotique, produit par une bactérie. En inhibant une protéine impliquée dans le métabolisme cellulaire, elle provoque un ralentissement du processus de vieillissement.

Les essais sur l’homme, pour bientôt

Testée depuis 2009 dans trois laboratoire différents, cette molécule a permis à des rats dont l’âge équivaudrait à 60 années humaines d’augmenter leur espérance de vie de près de 30 %.

Verónica Galván, chercheuse au Centre de sciences de la santé de l’Université du Texas, estime:

« Si ce médicament a un effet sur le vieillissement, il devrait aussi en avoir un sur la progression de la maladie d’Alzheimer ».

C’est bien ce que laissent penser les essais menés sur des animaux soumis à des tests de labyrinthes ou de mémoire. Les rats ayant reçu de la rapamycine n’ont pas souffert des symptômes d’Alzheimer au cours de leur vieillissement, tandis que la maladie a pu être freinée et traitée chez les animaux qui en souffraient déjà.

Les tests sur des primates devraient commencer prochainement et les essais sur l’homme sont également envisagés.

Traiter les causes, pas les conséquences

Le docteur Steven Austad, spécialiste de la longévité et du vieillissement, rappelle l’importance de ces recherches, alors que le nombre de personnes de plus de 85 ans est appelé à tripler d’ici 2050. À cet âge, une personne sur deux souffre de démence, généralement de la maladie d’Alzheimer.

Jusqu’à présent, les travaux liés à la maladie d’Alzheimer se sont concentrés sur les lésions cérébrales, sans s’intéresser à leur cause fondamentale : le processus de vieillissement.

C’est pourquoi l’étude de la rapamycine suscite un nouvel espoir, que devrait confirmer les prochains tests. Steve Austad n’hésite pas à affirmer:

« Si elle fonctionne aussi bien chez l’humain que sur les animaux, il s’agirait quasiment d’un médicament miraculeux ».

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