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Les hommes d’affaires doivent-ils prendre position pour le bien-être des enfants ?

Nouvelle-Zélande / / Océanie

De nombreux hommes d’affaires néo-zélandais ont été mis au défi de réagir et de changer les choses pour les enfants de leur pays.

C’est Allan Freeth, dirigeant de la compagnie de télécommunications TelstraClear, qui a partagé son opinion avec une assemblée d’hommes d’affaires la dernière semaine de juillet 2012:

« Vous devriez sensibiliser les gens sur les conditions de vie des enfants et des familles. Votre influence peut provoquer des changements ; et c’est juste la bonne chose à faire ».

Dr. Freeth utilise l’amour des Néo-Zélandais pour le sport pour expliquer ce qu’il veut dire. Il affirme que le rôle d’un dirigeant est le même que celui d’un joueur de rugby, il doit se battre. Cependant, des solutions sur le long terme ne seront jamais créées en termes de gagnants et de perdants.

La Nouvelle-Zélande est l’un des pays les moins performants de l’OCDE. Environ 22% des enfants vivent dans la pauvreté. Cela veut dire qu’ils vivent sans consulter un docteur, sans bonnes chaussures, anorak, nourriture ou logement décent. Ce chiffre est de 51% pour les enfants venant des îles du pacifiques. De plus, 59% des familles Maori survivent uniquement grâce aux allocations familiales.

Il y a près de 21 000 cas d’abus et de négligence reconnus. Plus de 47 000 enfants sont confrontés à la violence dans leur foyer, leurs familles (la Nouvelle-Zélande compte 4, 3 millions d’habitants). Une fille sur quatre et un garçon sur dix ont subi des abus sexuels. Les dirigeants doivent se demander où ils ont été pendant tout ce temps, où a été leur influence.

7 000 jeunes quittent l’école chaque année sans qualifications. Et la Nouvelle-Zélande dénombre le plus grand taux de suicide chez les adolescents pour les pays de l’OCDE.

Dr. Freeth considère que les hommes d’affaire devraient user de leur influence pour intervenir dans ces problèmes qui concernent toute la société et qu’ils doivent avoir leur mot à dire dans la façon dont la société se porte. Son intervention a été très bien reçue.

La dirigeante de l’organisation Save the Children, Vivien Sutherland Bridgwater, supporte également ce discours avec enthousiasme:

« J’espère voir les hommes d’affaires influencer la transformation sociale de la Nouvelle-Zélande. Nous devons aborder les problèmes de la pauvreté, des abus et du suicide des jeunes ».

Dr. Freeth ajoute que la question n’est pas si l’on doit soutenir ces programmes et activités, mais à quel point on peut le faire, légitimement, en utilisant l’argent des autres. En effet, ce sont les actionnaires qui contribuent aux fonds des compagnies. Ces actionnaires risquent de répondre que c’est au gouvernement de s’occuper de ces problèmes. Il explique:

« Les entreprises nous donnent l’obligation d’être de bons citoyens, de faire le bien ; d’apporter des dirigeants, et de s’exprimer. C’est aussi une obligation de soutenir la démocratie, les droits de l’homme, et de protéger les plus vulnérables. Si nous ne le faisons pas, alors je crois que nos privilèges vont nous être retirés, et ce sera normal. Nous sommes sur le point d’entrer dans une époque différente, avec de nouveaux modèles sociaux économiques. Des modèles qui permettront de réagir et d’agir contre les gouvernements. Les entreprises vont devoir prendre en considération ces mouvements sociaux que les futures générations mèneront. Cela devient une tendance mondiale. Si être humain n’est pas une assez bonne raison pour agir, alors survivre en tant qu’homme d’affaires le sera. Dans ce monde nouveau, ils devront s’impliquer dans les affaires des communautés, des nations, des citoyens ».

Ce genre d’implications peut en effet avoir beaucoup d’influence. Il reste à savoir cependant comment les hommes d’affaires vont s’y prendre pour révolutionner la situation sociale du pays.

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