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Afrique Australe: Les bienfaits d’un parc transfrontalier

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Jusqu’en 2002, le Mozambique, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud administraient chacun leur côté de réserve naturelle. En 2002, les 3 pays signaient l’accord qui créait un seul parc gigantesque.

Avant la naissance du Great Limpopo Transfrontier Park, les nations se disputaient les ressources naturelles. © Dereck Keats

Une coopération bénéfique

Le parc transfrontalier du Limpopo illustre ce qui peut arriver si les pays coopèrent pour la protection de leur patrimoine naturel. La réserve fait 35 000 km² et rassemble 3 parcs nationaux. Elle pourrait s’agrandir à 100 000 km² dans le futur, ce qui en ferait la plus grande réserve naturelle du monde. Selon Baldeu Chande, administrateur du Parc National du Limpopo au Mozambique:

« Jusqu’en 2002, les parcs étaient gérés comme des entités séparées. Ils étaient une source continue de conflits entre les différentes communautés. Ce parc transfrontalier représente beaucoup de choses mais surtout la paix et la bonne entente entre voisins. »

Avant la naissance du Great Limpopo Transfrontier Park, les nations se disputaient les ressources naturelles. Le bétail des villageois mozambicains de Massingir-Velho était victime des fauves. Leurs récoltes étaient piétinées par les éléphants. Dans les années 1960, les programmes de protection de la nature avaient aussi déplacé des communautés entières.

Plus de 350 km de barrières, empêchant les animaux de migrer naturellement, ont été détruites. Un millier d’éléphants ont repris leurs routes traditionnelles immédiatement. Plus de 5 000 animaux sauvages ont été déplacés.

L’eau au cœur des conflits

Le fleuve Limpopo est une ligne de vie pour les riverains. Mesurant 1 750 km, il traverse quatre pays. Cependant, selon Horst Vogel, travaillant pour l’agence du gouvernement allemand GIZ sur les problèmes d’eau, son eau n’est pas distribuée équitablement.

Lamson Maluleke, représentant le peuple Makulele, explique que le fleuve serpentant à travers le parc transfrontalier, Oliphants, est très symbolique pour son peuple.

« Nous nous identifions aux fleuves. Notre survie dépend de l’eau, nous sommes à la fois agriculteurs et pêcheurs. On ne peut pas vivre sans le fleuve ni la terre qui le touche. »

Un échange de bons procédés

La législation a donné 24 000 hectares au peuple Makuleke. En retour, ils se sont engagés à faire du tourisme écologique et de bonnes pratiques de conservation: pas d’agriculture ou de construction de maisons.

Ils reçoivent 10% des revenus des lodges de luxe installées sur leur sol et bénéficient de création d’emplois, d’écoles et de cliniques. Ils gèrent les animaux avec l’Agence nationale sud-africaine. Le peuple se réjouit:

« Nous sommes devenus gardiens des terres et des ressources naturelles. »

Chande conclut:

« Cette philosophie permet d’avoir des collectivités en paix avec leurs terres, leurs fleuves et les animaux qu’ils considèrent comme des atouts. »

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