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Des avancées dans la capture et le stockage du CO2

Chine / / Asie

Réalisé en Chine, le premier projet de capture – stockage du CO2 donne des résultats prometteurs. Après 15 mois de fonctionnement, le dispositif a permis de capturer et de stocker 40 000 tonnes de CO2 dans des aquifères salins. Un pas de géant vers la réduction des émissions chinoises.

Une expérimentation des technologies de capture du CO2

La Chine, dépendante du charbon pour sa croissance énergétique, investit lourdement dans les ENR et le nucléaire. Pour réduire de manière drastique ses émissions de CO2, cela ne suffira pas. C’est pourquoi des fonds importants sont consacrés à l’expérimentation des technologies de capture du CO2.

Après des années de recherche, la phase d’expérimentation a commencé en mai 2011. La société Shenhua, plus grand producteur de charbon au monde, a installé un prototype de capture du CO2 sur une de ses centrales électriques en Mongolie intérieure. Après 15 mois de fonctionnement, les responsables du projet ont communiqué des chiffres encourageants.

Quarante mille tonnes de CO2 ont été récupérées et stockées sous forme supercritique dans des aquifères salins proches de la centrale. Shu Geping, ingénieur chef du projet, est optimiste:

« Ces premiers résultats sont très encourageants. La Chine est le premier pays à réussir la capture et le stockage sur de tels volumes. La prochaine étape sera d’atteindre les 300 000 tonnes stockées. On devrait atteindre cet objectif en juin 2014. »

 La Chine mise gros sur la capture du CO2

Les aquifères salins dans le bassin d’Ordos, en Mongolie intérieure, ont une capacité suffisante pour stocker des dizaines de milliards de tonnes de CO2. Ce type de bassins est très courant sur le territoire chinois. Le transport fastidieux de CO2 capturé pourrait ainsi être évité.

La technologie est porteuse d’espoir pour une Chine dont 80% des émissions polluantes proviennent de la combustion du charbon de ses centrales thermiques. En s’engageant à réduire ces émissions de 40 à 45% par rapport au niveau de 1990 dès 2020, la Chine mise gros sur la capture du CO2.

Cependant, avant de diffuser la technologie, une étape reste à franchir. Shu Geping explique:

« Ce qui a été réalisé dans notre usine de Mongolie intérieure n’est pas envisageable économiquement à grande échelle. Nos travaux portent désormais sur la rentabilisation du processus. Pour l’instant, c’est un coût supplémentaire pour les producteurs d’électricité. Il faut le rendre intéressant ou au moins neutre financièrement pour envisager sérieusement pouvoir le faire adopter par toutes les centrales thermiques du pays. »

Shenhua, après ses premiers succès, y travaille déjà.

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