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Les multinationales misent gros sur le gaz de schiste chinois

Chine / / Asie

Avec ses réserves de 26 000 milliards de mètres cubes, les plus importantes du monde, la Chine attire les convoitises des majors. Shell, qui a été le premier à agir, confirme son ambition alors que la première adjudication ouverte aux multinationales va se dérouler en septembre.

Le gaz de schiste chinois, c’est un peu l’eldorado pour les multinationales de l’énergie qui voient le ‘peak oil’ s’approcher irrémédiablement. Avec des réserves exploitables estimées à 26 000 milliards de mètres cube, soit plus de 1900 fois plus que les réserves américaines qui ont pourtant permis une révolution énergétique aux USA, la Chine attire. D’autant plus que la croissance économique qui ne se dément pas fait exploser la demande en énergie, rendant ainsi la commercialisation du gaz non conventionnel simple et bon marché.

Jusqu’à maintenant, seules quelques majors se sont risquées sur ce terrain contrôlé de près par le pouvoir. Shell, qui a agi en premier et exploite depuis 2011 un gisement dans le Sichuan en partenariat avec Petrochina, a été suivi par Total qui s’est associé à Sinopec. Mais les choses devraient accélérer d’ici quelques semaines.

En effet, si Shell et Total sont rentrées sur ce marché via des partenariats avec les géants locaux, c’est qu’ils ne pouvaient pas faire autrement. Mais la prochaine adjudication publique qui va se dérouler en septembre est ouverte aux multinationales enregistrées sur le territoire chinois qui ont des intérêts chinois majoritaires à leur capital. Autant dire que toutes les majors se débrouilleront pour être éligibles.

Très rapidement, on pourrait donc voir des multinationales exploiter en nom propre le gaz de schiste chinois. Et c’est encore Shell qui semble le plus rapide pour passer à l’action. Le président de sa filiale chinoise Lin Haoguang a fait des déclarations tonitruantes pour préparer le marché avant les enchères : « Shell s’apprête à investir 1 milliard de dollars par an dans le gaz de schiste chinois. (…) Ce chiffre pourrait certes être réévalué. Mais seulement vers le haut ».

Les autres acteurs internationaux son avertis : la concurrence va être rude. De quoi satisfaire le gouvernement chinois, qui cherche précisément à attirer l’expertise internationale dans l’exploitation difficile du gaz non conventionnel.

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