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L’Argentine lance son premier fonds d’investissement éthique

Argentine / / Amérique du sud

Les particuliers et les entreprises peuvent désormais faire travailler leur capital de manière plus solidaire : grâce au fonds AVETI, ils participent à des initiatives à caractère social ou environnemental, à travers des prêts destinés au développement.

Financer les petites entreprises

Née d’une collaboration entre le consortium italien ETIMOS et la fondation AVINA, le premier fonds éthique argentin s’inspire de modèles existants pour promouvoir l’économie solidaire.

Basé à Padoue, en Italie, le consortium ETIMOS possède trois antennes régionales en Argentine, au Sri Lanka et au Sénégal. Il finance en priorité des organismes de microfinance, des coopératives de producteurs tournées vers les marchés du commerce équitable et des entreprises sociales.

Grâce à ce système, les Européens qui partagent les valeurs d’ETIMOS peuvent faire fructifier leurs économies en investissant dans le développement des pays émergents.

Présenté à l’occasion du troisième Sommet national de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) et du développement durable qui s’est tenu à Rosario le 6 septembre, le fonds AVETI cherche à couvrir le segment des « mésofinances ». Ce terme désigne les financements aux très petites entreprises, pour lesquelles l’offre de crédit de la part des entités bancaires traditionnelles est souvent inexistante.

Plus qu’un placement, une philosophie

AVETI s’inscrit dans la gamme des placements « patients », avec une durée de 10 ans et un retour sur investissement estimé à 5% sur les trois premières années.

Comme l’explique Emilia Colacelli, analyste financière chez ETIMOS, les personnes intéressées doivent avant tout partager les valeurs de l’organisme :

« Le fonds AVETI s’inspire d’expériences connues de banques éthiques à travers le monde, c’est pourquoi nous recherchons des co-investisseurs qui adhèrent à cette philosophie de travail et se sentent concernés par les projets et les programmes d’activités que nous cherchons à soutenir grâce aux finances éthiques, solidaires et alternatives. Dès le départ, le fonds est ouvert à de nouveaux investisseurs, à condition qu’ils partagent notre philosophie de travail. »

Transparence nécessaire

Les crédits octroyés grâce au fonds seront par exemple destinés à des coopératives de distribution d’eau potable, d’énergie ou d’autres services, à des entreprises productives liées à l’économie solidaire, à des entrepreneurs orientés vers l’économie verte, ou encore à des organismes de microcrédit.

Emilia Colacelli sait que le succès du fonds d’investissement passe avant tout par celui des projets réalisés :

« La participation de nouveaux investisseurs dépendra beaucoup du bouche à oreille, de la solidité des résultats obtenus, et d’une promotion ciblée. Nous savons que les exemples concrets de l’utilisation des ressources seront les meilleurs outils de diffusion concernant l’objectif et la transparence du fonds. »

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Derniers commentaires

  1. Julien

    C’est sûr qu’avec du “bouche-à-bouche” on peut aussi attirer des investisseurs, mais le “bouche-à-oreille” serait peut-être plus approprié…