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Quand le vélo détrône l’automobile

Argentine / / Amérique du sud

Au cours de la dernière décennie, les ventes de vélo ont triplé pour atteindre près de 2 millions d’unités en 2011, dépassant pour la première fois celles de voitures d’occasion. Encouragés par la multiplication des pistes cyclables, les Argentins sont de plus en plus nombreux à choisir ce mode transport.

Plus de femmes à vélo

Certains ne supportaient plus les embouteillages. D’autres ont simplement décidé qu’il était temps de faire un peu d’activité physique, ou parfois, il s’agissait simplement de remplacer une bicyclette arrivée en fin de vie. Qu’ils soient néophytes ou vétérans du deux-roues, ils ont tous contribué à l’explosion du nombre de vélos en Argentine, faisant tripler les ventes en dix ans seulement.

Léger, pratique, écologique et économique, le vélo fait des adeptes. L’année 2011 restera dans les annales, avec 1,86 millions de bicyclettes vendues, contre 1,83 millions de ventes d’autos usagées. Une première.

Et la nouveauté, c’est que les hommes ne sont plus les seuls à pédaler, comme le remarque Néstor Sebatián, président de l’Association des cyclistes urbains (ACU) et expert en accidentologie routière :

On note au premier coup d’œil que les cyclistes sont plus nombreux. Surtout, il y a plus de femmes à vélo. Nous estimons qu’elles pilotent désormais 35% des bicyclettes. Elles encouragent une utilisation plus conviviale, conduisent de manière moins agressive et plus prévisible.

Difficile de se garer

Le spécialiste regrette cependant l’absence de lieux de stationnement pour les vélos, un manque qui freine selon lui le développement de ce mode de transport. Si certains parkings commencent à les accepter au cours de la semaine, les arbres et les poteaux représentent en revanche l’unique alternative lors d’une sortie un samedi soir.

À Buenos Aires, l’avantage majeur du vélo, c’est sa rapidité. L’Institut des transports et politiques durables (ITDP en anglais) a chronométré les temps de parcours pour un trajet effectué à 8H50 entre le Parque Centenario et la Plaza de Mayo, en plein cœur de la capitale argentine. Les résultats sont sans appel : il faut 26 minutes en vélo, contre 40 en bus et 41 en voiture.

L’autre atout incontestable du deux-roues, c’est son prix. Un modèle urbain coûte moins de 300 euros à l’achat, et sa maintenance n’occasionne que peu de frais.

Dans une ville saturée par l’automobile, le vélo a tout pour séduire, et les marchands de vélo se frottent les mains. Claudio Nodari, propriétaire d’une des principales enseignes, le constate au quotidien :

Les gens se ruent sur les vélos. Ceux qui ne s’en servent pas pour se balader en veulent un pour se rendre au travail ou à l’université. Ils veulent en finir avec les embouteillages.

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Derniers commentaires

  1. ce chiffre devrait augmenter de façon exponentielle pour épargner notre planète, il est vrai que le sort de celui-ci dépend de tout un chacun…un vrai cauchemar pour le parking mais…ça en vaut la peine
    Manon