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Un étudiant fait le lien entre réchauffement planétaire et crime

Royaume-Uni / / Europe

Le réchauffement de la planète serait à l’origine de tous les maux. Des crimes aussi apparemment. C’est ce que pense un étudiant de l’université Harvard, dont l’étude est relatée par un bloggeur du Telegraph au Royaume-Uni.

Le rapport entre modèles météorologiques mensuels et taux de criminalité

Vous allez dire que d’autres études ont déjà fait le rapport entre crime et chaleur. Mais Matthew Ranson, étudiant en doctorat et auteur du papier, semble avoir réalisé des recherches extrêmement complètes, analysant le taux mensuel de criminalité, les températures et les précipitations dans 2 972 comtés des Etats-Unis pendant un demi-siècle, entre 1960 et 2009. Chiffres puisés notamment auprès de 17 000 agences gouvernementales.

Il a trouvé « un rapport frappant entre les modèles météorologiques mensuels et le taux de criminalité » : le nombre de meurtres, viols, agressions et crimes similaires augmenterait au même rythme que le mercure. Ce dernier n’aurait en revanche pas grande influence sur les cambriolages.

Comment expliquer cela ? Certains chercheurs pensent que le beau temps fait sortir les gens dans les rues, leur donnant l’occasion de conflits, ou que la chaleur rendrait les gens plus agressifs. Il a d’ailleurs été prouvé scientifiquement que les personnes se trouvant en laboratoire seraient plus agressives en période de forte chaleur.

Les conséquences du changement climatique

Dans ce cas, Ranson prévoie que le « changement climatique entraînera une augmentation considérable du taux de criminalité. » Il poursuit – et c’est ce qui est le plus difficile à croire – que, si les températures de la planète augmentent de trois degrés d’ici aujourd’hui à 2099 comme l’a suggéré le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, “nous verrons 35 000 meurtres, 216 000 viols, 1,6 million de voies de fait graves, 2,4 millions d’agressions, 409 000 vols, 3,1 millions de cambriolages, 3,8 millions de larcins et 1,4 million de vols de voitures” de plus aux Etats-Unis que si le changement climatique n’existait pas.

Difficile de valider ces données cependant. Par ailleurs, le nombre de crimes violents diminue depuis des décennies aux Etats-Unis malgré l’augmentation des températures. Ranson admet lui-même les défaillances de ses prédictions :

Tellement de choses vont se produire au cours des 100 années à venir que n’importe quelle prévision de ce genre comportera forcément des erreurs.

Alors, la chaleur, vecteur de crime ou non ?

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