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Reprise de l’extraction d’uranium dans le Queensland

Australie / / Océanie

Tandis que la Première ministre australienne Julia Gillard a récemment annoncé l’engagement de pourparlers avec l’Inde pour lui vendre de l’uranium, après avoir interdit l’exploitation du minerai pendant 30 ans, l’Etat australien du Queensland change d’orientation.

 

« Le monde est avide d’uranium. Le Queensland en a. Vendons-le. »

Ainsi s’exprimait récemment l’ancien ministre des mines du Queensland Tony McGrady. Il ajoutait que tous les autres Etats et territoires du pays dotés de gisements d’uranium commercialement exploitables autorisent l’extraction et l’exportation. Le Queensland, lui, autorise actuellement la prospection mais non l’exploitation du minerai. La dernière mine de l’Etat a fermé en 1982 et l’extraction d’uranium est interdite depuis 1989.

« Cela fait trente que l’uranium a cessé d’être exploité dans cet Etat, et pendant ce temps, le Territoire du Nord, l’Australie méridionale et l’Australie occidentale ont façonné des industries de l’uranium performantes qui offrent des emplois et apportent la prospérité à leur région », a déclaré le Premier ministre du Queensland, Campbell Newman.

 

Des arguments économiques face à l’opposition au nucléaire

Le ministre des ressources naturelles et des mines, Andrew Cripps, estime la valeur des gisements d’uranium du Queensland a dix millions de dollars australiens, avec un énorme potentiel pour le développement économique, en particulier au nord de l’Etat. Pour McGrady, l’exploitation des deux gisements connus de l’Etat pourrait permettre de créer un millier d’emplois.

Un impact économique que remet en question le directeur exécutif du Conseil de la conservation du Queensland, tout en insistant sur le refus du nucléaire : « Nous nous opposons bien sûr à toute levée de l’interdiction en partant du principe que nous nous opposons a toute expansion de l’industrie nucléaire ». Selon Cripps le gouvernement de l’Etat n’envisagerait ni la production d’énergie nucléaire, ni la création de centrales de traitement des déchets nucléaires.

Alors que l’interdiction d’exploiter l’uranium n’a pas été débattue publiquement depuis des années, un comité gouvernemental est chargé de rédiger un rapport sur la question avant la fin de l’année.

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