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Le commerce clandestin de furets fait fureur

Nouvelle-Zélande / / Océanie

L’un des animaux les plus nuisibles de Nouvelle-Zélande est devenu une coqueluche au Japon. En Nouvelle-Zélande, on tente d’éradiquer le furet depuis des années, animal néfaste pour la flore et la faune locales; tandis qu’au Japon, on est prêt à payer des centaines de dollars pour avoir un furet de compagnie. Des éleveurs de furets en Nouvelle-Zélande les fournissent donc illégalement…

600 furets exportés au Japon en 2011

Les Européens ont importé le furet dans les années 1880 afin d’empêcher les lapins de se propager dans le pays: un cercle vicieux qui n’en finit pas de nuire à l’environnement. Une bonne façon de s’en débarrasser consiste à les expédier de l’autre côté de l’océan… Un commerce qui fait fureur, puisque l’année dernière, près de 600 furets ont été exportés vers le Japon.

Il est cependant illégal de garder ou d’élever des furets en Nouvelle-Zélande, mais des exceptions peuvent être faîtes en cas d’exportation. Une seule entreprise a obtenu l’autorisation de le faire. En réalité, un des acheteurs japonais nous révèle qu’il préfère se fournir auprès des éleveurs clandestins.

Une préférence pour les élevages clandestins

« Les furets qui ne proviennent pas d’élevage intensif sont plus habitués au contact humain et s’apprivoisent plus facilement. Ils ont hérité du petit nom de « Kiwi Fe Retto » et ont un succès fou. Les amoureux des animaux considèrent que ces furets sont en meilleure santé et peuvent vivre plus longtemps parce qu’ils viennent d’un pays « vert, propre et sain. »

Les Japonais revendent les furets néo zélandais jusqu’à 1500 dollars chacun (1000 euros !).

Au Japon, les furets sont des animaux extrêmement populaires, juste après les chats et les chiens. Les amoureux des furets organisent des « festivals pour les furets » où des jeux et des courses sont organisées, et même des défilés de mode…

Les furets sont considérés comme des prédateurs qui attaquent notamment les oiseaux indigènes, dont le kiwi. Le commerce reste dangereux : c’est une chose d’expédier les furets à l’étranger, c’en est une autre de les élever, au risque de les voir se propager dans le pays.

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