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Un arbre généalogique géant pour tous les oiseaux du monde

Australie / / Océanie

Le premier arbre généalogique rassemblant toutes les espèces aviaires vivantes recensées a été publié dans la revue Nature. Il révèle que de nouvelles espèces sont apparues sur terre plus vite qu’initialement pensé.

 

http://www.flickr.com/photos/arthur_chapman

La spéciation la plus rapide du règne animal

L’arbre généalogique, qui rassemble 9993 espèces vivantes d’oiseaux, montre que la vitesse d’apparition de nouvelles espèces, la spéciation, continue de croître chez les oiseaux. « Cela est inhabituel et assez différent des autres groupes d’animaux », déclare Klaas Hartmann, chercheur en dynamique des populations à l’Institut d’études marines et antarctiques de l’Université de Tasmanie et l’un des auteur de l’étude. « L’une des explications possible est qu’ils [les oiseaux] peuvent continuer à trouver des niches puisque le fait de voler leur permet de parcourir de grandes distances géographiques ».

Pour la plupart des autres animaux, la vitesse de spéciation varie, marquée par des périodes où l’extinction des espèces domine. Toutefois, sous l’influence de l’homme, l’extinction des espèces aviaires a surpassé le rythme de spéciation. L’arbre généalogique représente donc un atout pour la conservation.

Hiérarchiser les efforts de conservation

« Plusieurs messages importants émanent de cette étude. D’abord, même les plus grandes vitesses de spéciation sont faibles : 0,74 espèces par millions d’années. […] Ensuite, la spéciation s’est, jusqu’à récemment, accélérée : les espèces existantes ont un fort potentiel d’accroître encore leur diversité, si nous le permettons. », commente Stephen Garnett, professeur à l’Institut de recherches sur l’environnement et les moyens de subsistance de l’Université Charles Darwin.

A l’aune des ressources allouées à la conservation, la vitesse de spéciation est infime. Pour Garnett l’arbre généalogique est donc un outil précieux qui offre  la possibilité de mieux hiérarchiser les efforts de conservation. Le but est de protéger des espèces les plus diverses possibles, ce qui pourrait permettre un redoublement des efforts en Australie.

 

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