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L’une des plus grandes décharges du monde se transforme en gisement de gaz

Mexique / / Amérique du nord

Un consortium hispano-mexicain investira 163 millions de dollars pour exploiter le biogaz produit par la décharge de Bordo Poniente. L’énergie récupérée permettra d’alimenter une centrale de 58 mégawatts et d’alléger la facture d’électricité de la ville de Mexico.

Gaz polluant ou trésor énergétique ?

Avec ses 72 millions de tonnes de déchets accumulées au cours de deux décennies, Bordo Poniente fut jusqu’à sa fermeture le plus grand site d’enfouissement de la ville de Mexico. C’est aussi l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la région, produits par la décomposition des matières organiques contenues dans les ordures ménagères.

Pour tenter de désamorcer cette bombe à retardement écologique, la réhabilitation du site a été soumise à un appel d’offre et confiée à la compagnie BMLMX Power. Formé par quatre entreprises mexicaines et deux sociétés espagnoles, ce consortium international investira 2 121 millions de pesos (163 millions de dollars) et sera chargé de l’exploitation du site au cours des 25 prochaines années.

Si les gaz émis par la décharge sont nocifs pour l’atmosphère, ils constituent en revanche un véritable trésor énergétique, que l’entreprise hispano-mexicaine devra mettre à profit. Les biogaz sont en effet constitués en grande partie de méthane, et leur captation permettra d’alimenter une centrale électrique dont la puissance devrait atteindre 58 mégawatts.

Le procédé évitera surtout la libération annuelle de 1,8 million de tonnes équivalent CO2.

L’électricité produite par la centrale à gaz sera destinée à l’éclairage public, et devrait permettre à la ville de Mexico d’économiser chaque année près de 300 millions de pesos (18 millions d’euros).

Reclassement obligatoire pour les recycleurs informels

Pour les pepenadores de Bordo Poniente, ces personnes qui vivent du tri et de la collecte des matériaux recyclables récupérés dans les poubelles, la fermeture de la décharge est un coup dur. Ils pourront cependant obtenir un travail sur un nouveau site, consacré au compostage des déchets organiques.

Né en 2010, le projet a pu voir le jour grâce à l’aide de l’Initiative Clinton, des États-Unis, de l’Union européenne et du groupe C40, formé par les 40 plus grandes métropoles mondiales pour mettre un frein au réchauffement climatique.

La réhabilitation du site débutera prochainement, afin que la centrale à biogaz puisse commencer à fonctionner dès 2014.

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Derniers commentaires

  1. Chantal

    Voilà qui sous-entend qu’il faut continuer à produire des déchets pour produire du biogaz….. et réduire les factures !

    Quelque chose me gène dans cet article.