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Réacteurs au thorium : le nucléaire du futur ?

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Les Néo-Zélandais ont toujours été opposés à l’énergie nucléaire, qui n’a donc jamais été utilisée dans leur pays. Un chercheur local affirme néanmoins avoir trouvé une alternative plus sûre et fiable, et bien meilleur marché.

 

Une énergie nucléaire plus respectueuse de l’environnement

Ce jeune entrepreneur, Matthew Simmons, est un pionnier de la technologie. Il l’a prouvé grâce à presque 30 ans de constante innovation, de recherche et de développement de produits. Son entreprise, le groupe Arvus, couvre une palette inhabituelle d’industries, dont l’électronique, l’acoustique, la génération d’énergie géothermale, la surveillance atmosphérique et géologique, les sciences nucléaires et chimiques.

En 2012, Matthew Simmons a participé à la conférence TEDx Auckland ainsi qu’à la conférence internationale sur l’énergie du Thorium à Shangai.

Il affirme : « Le nucléaire, grâce au Thorium, revient sur le devant de la scène. On développait ces petites réacteurs il y a de ça 40 ans, mais ils avaient été oubliés. Maintenant, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Japon et les États-Unis y reviennent. Cela représente un changement majeur dans ce qui est considéré comme une énergie nucléaire plus respectueuse de l’environnement. »

Transformer directement la chaleur en électricité

Pour Matthew Simmons, il y aurait dix fois plus de thorium disponible que d’uranium, et ses réacteurs seraient plus sûrs et ne produiraient pas de déchets. Il ne pourrait pas non plus être utilisé pour construire des armes nucléaires. Arvus s’associe désormais avec des compagnies internationales afin de développer des matériels uniques et des solutions thermoélectriques pour ces nouveaux réacteurs.

La solution d’Arvus se nomme Thermagenz™. Il s’agit d’un générateur à l’état solide, qui peut transformer directement la chaleur en électricité. Il n’y a pas de pièces mobiles, ni besoin d’eau. Le prototype 2KW est associé avec un intérêt fort pour les industries géothermales et nucléaires.

Simmons pense que « cette solution a des chances de réussites, et nous travaillons actuellement sur des plans d’installations géothermales. Cependant, pour que Thermagenz™ puisse marcher dans d’autres systèmes d’énergie, nous développons un semi-conducteur unique qui peut être plus efficace à plus de 50%. A ce niveau, Thermagenz™ a le potentiel d’être un pilier pour une électricité moins chère, et qui ne produise pas de dioxyde de carbone. »

Alors que le scepticisme envers l’énergie nucléaire est plus fort que jamais, les réacteurs au thorium seraient-ils une solution ?