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Suivons Carol le requin à la trace

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Le requin Mako – ou requin-taupe bleu est l’un des requins les plus rapides au monde. Fascinant, on ne sait pourtant pas grand chose à son sujet. C’est la raison pour laquelle des scientifiques de Nouvelle-Zélande ont décidé de les identifier électroniquement et de les suivre sur internet grâce à un satellite…

Suivi à la trace

Ils ont alors été époustouflés par la migration de 13,300 kilomètres de Carol, un requin de 1,8 mètres de long. L’identification a permis aux scientifiques d’obtenir des informations auparavant inconnues sur les mouvements migratoires de l’espèce.

Carol a voyagé en moyenne 60 kilomètres par jour, atteignant parfois les 100 kilomètres quotidiens. De la Nouvelle-Zélande, elle a nagé jusqu’aux îles Fidji puis est revenue aux environs de son point de départ. En ce moment, elle se dirige vers l’île du sud de la Nouvelle-Zélande.

L’identification a aussi permis de révéler que Carol passe beaucoup de temps en surface, ce qui a régulièrement signalé son positionnement aux satellites.

Des résultats surprenants

Malcolm Francis, qui mène la recherche, dit avoir été surpris par les résultats.

« Ce qui nous a étonné, c’est que Carol a commencé à se rendre aux Fidjis, puis à mi chemin elle a fait demi tour, et elle s’est baladée au nord de la Nouvelle-Zélande pendant 6 semaines avant de repartir pour les îles Fidji. Nous savions auparavant que les requins néo-zélandais finissent par se rendre dans le coin. Nous pensions que Carol resterait aux Fidjis pour l’hiver, loin de nos eaux si froides, mais en fait elle est revenue directement en Nouvelle-Zélande »

Les chercheurs ne savent toujours pas pourquoi Carol n’est restée que si peu de temps dans ces eaux plus chaudes. Malcolm Francis suggère qu’elle n’aurait pas trouvé assez de nourriture sur place.

« Maintenant, on sait ce qu’ils font, mais on a aucune idée de pourquoi ils le font ! »

Il ajoute :

« Nous voulons vraiment identifier d’autres requins cette année (2013, ndlr), pour nous rendre compte de leur mode de vie. Peut-être qu’ils ont tous le même comportement, ou alors ils se baladent tous au hasard dans l’océan en faisant des choses bizarres. »

Dr Francis affirme que l’étude est aussi importante pour aider à identifier la répartition géographique et les relations entre groupes de requins.

Le mako (« requin » en Maori) est apprécié culinairement pour sa chair goûteuse. Il n’attaque pas particulièrement les humains et préfère rester loin des côtes. Il est cependant considéré comme une espèce vulnérable, et est complètement protégé à Tahiti depuis décembre 2012.

Pour en apprendre plus, et suivre les voyages de Carol : http://www.nova.edu/~johnmatt/makosharks.htm

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