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Le retour des forêts, clé du développement en Haïti

Haïti / / Amérique centrale

Trois ans après le séisme meurtrier, le gouvernement lance un vaste programme de gestion territoriale destiné à mettre un frein à l’érosion des sols et aux inondations. L’initiative prévoit d’augmenter la couverture forestière de 27 % et pourrait créer jusqu’à 30 000 emplois.

 Jatropha en Haïti. © treesftf (Flickr.com)

Jatropha en Haïti. © treesftf (Flickr.com)

Trois cyclones par an

Il y a trois ans, la terre tremblait en Haïti, provoquant la mort de 300 000 personnes. Depuis, les survivants ont dû affronter d’autres catastrophes climatiques, et leur sort reste plus incertain que jamais.

Frappée en moyenne par trois cyclones d’intensité majeure chaque année, l’île doit faire face à de nombreux épisodes d’inondations, d’érosion, de transport et d’accumulation de sédiments. Des phénomènes qui représentent une menace constante non seulement pour les personnes, mais également pour les infrastructures du pays, comme le révèle un rapport officiel.

Des sols fertiles qui disparaissent

Face à cette situation, 2013 a été décrétée Année de l’environnement et verra la mise en œuvre d’un ambitieux projet de reboisement et de gestion territoriale destiné à améliorer la préservation des ressources naturelles.

À travers la création de forêts communales, le gouvernement espère augmenter la couverture forestière de 27 % d’ici à 2020, afin de réduire l’érosion due au ruissellement. La perte de sol représente un véritable problème pour cette île montagneuse, où plus de la moitié des terrains sont en pente.

La conservation de la terre passe également par la mise en place de « centres de propagation » des végétaux dans les dix départements que compte le pays, qui permettront de produire environ 50 millions de plantes par an.

Le président souhaite un comportement « écoresponsable »

Le projet gouvernemental préconise une approche globale des problèmes environnementaux et comprendra aussi la construction d’infrastructures de protection des villes contre les inondations, l’amélioration de la gestion des sols et de l’eau, ou encore la réhabilitation des quartiers pauvres.

Selon les calculs du gouvernement, près de 30 000 emplois pourront être créés grâce à ces initiatives.

Pour le président Michel Martelly, la gestion durable des ressources naturelles doit devenir une priorité :

« Il est urgent et nécessaire de reconsidérer les modèles actuels qui justifient l’exploitation de nos ressources au-delà de leur capacité de régénération et d’adopter un comportement écoresponsable pour l’utilisation de nos sols, la construction de nos villes, nos méthodes de production et le développement de nos infrastructures. »

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