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Bananes et pesticides, un cocktail toxique pour les enfants

Costa Rica / / Amérique centrale

Malgré leur neurotoxicité, les sacs imprégnés d’insecticides sont toujours utilisés à grande échelle dans les bananeraies pour protéger les fruits. Ces procédés provoquent une importante pollution chimique, dont les enfants sont les premières victimes.

 

© Ruslan Nassyrov

Interdit à la maison, mais pas dans les champs

Une étude publiée par le site Environmental Health News révèle que les sacs traités au chlorpyriphos mettent en danger la santé des populations vivant à proximité des bananeraies, plus particulièrement celle des enfants.

Accusé de provoquer des retards intellectuels ou des troubles moteurs chez les enfants dont la mère a été exposée au cours de la grossesse, ce puissant insecticide appartenant à la famille des organophosphorés est depuis longtemps interdit en usage résidentiel.

Chez l’adulte, le chlorpyriphos entraîne une surstimulation du système nerveux, des nausées, des vertiges et des épisodes de confusion.

Dans les champs, il reste néanmoins utilisé à grande échelle, afin de protéger les récoltes contre les insectes.

La solution : les bananes bio

Pour les populations autochtones dont le territoire jouxte les plantations de bananes, il s’agit d’un problème sanitaire majeur. Chez les ethnies caribéennes Bribri et Ngäbe, dans la région de Talamanca, plus de la moitié des enfants étudiés présentaient des taux d’exposition supérieurs aux limites tolérées aux États-Unis.

Les sacs imprégnés de chlorpyriphos servent à recouvrir les régimes de bananes au cours de leur croissance, afin de limiter les dégâts dus aux insectes. Les récoltes sont généralement destinées à l’exportation vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

Il existe néanmoins des alternatives à ces traitements toxiques. Chez les enfants vivant aux abords de bananeraies cultivées selon les principes de l’agriculture biologique, les taux de chlorpyriphos relevés sont divisés par deux.

Les écosystèmes aquatiques sont gravement touchés

L’étude divulguée par Environmental Health News révèle que les engrais et les pesticides sont également responsables d’une pollution de l’air et des cours d’eau locaux. Outre les problèmes de santé qu’elles entraînent chez les ouvriers agricoles, ces substances chimiques provoquent de véritables ravages au sein des écosystèmes, tuant indifféremment insectes, poissons et amphibiens.

Pour mettre un terme à cette pollution, l’étude préconise le recours à des méthodes moins agressives pour l’environnement, comme l’utilisation de pièges à phéromones, la rotation des cultures ou la gestion durable des sols.

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