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Vers une meilleure connaissance des espèces

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Les scientifiques affirment que nous « découvrirons » de nouvelles espèces ces prochaines années. Une estimation révisée de leur nombre actuel devrait en effet entrainer une plus grande identification, et réfuter les théories d’extinction excessive…

Les chercheurs disent que le nombre d’espèces existantes, y compris la limace de mer rayé (ci-dessus), est compris entre 3 et 5 millions, dont 1,5 millions ont été nommés.

Des espèces moins nombreuses que prévu

 Un chercheur néo-zélandais a mis au défi les craintes de longue date concernant la disparition des espèces avant même qu’elles ne soient découvertes.

D’après ces chercheurs de l’université d’Auckland, de Griffith et d’Oxford qui ont publié cette semaine un article dans le journal Science, ces craintes auraient germé à partir d’idées fausses.

Selon eux, le nombre – aujourd’hui de 5 à 30 millions – d’espèces existantes aurait été surestimé. Il ne devrait y avoir que de 3 à 5 millions d’espèces, dont 1.5 million ont déjà été identifiées.

Une plus grande connaissance des espèces

Les chercheurs réfutent également que le nombre de taxonomistes – chercheurs qui décrivent et classifient les espèces – est en déclin.

Au contraire, ils concluent qu’il n’y a jamais eu autant de monde – de professionnels autant que d’amateurs – qui identifient de nouvelles espèces.

Ils devraient être 50,000, un chiffre grandissant grâce au développement de la science en Asie et en Amérique du Sud ; régions riches en biodiversité et où de nombreuses espèces sont découvertes aujourd’hui.

« Surestimer le nombre d’espèces sur terre est décourageant car les essais de découverte et de conservation de la diversité semblent être peine perdue » explique le professeur Mark Costello, de l’université d’Auckland.

« Nous pensons qu’une petite augmentation de l’effort en taxonomie et en conservation permettrait de découvrir plus d’espèces et de les protéger d’une extinction potentielle. »

Les chercheurs ont réuni une base de données mondiale des espèces marines connues. Ils ont été surpris de voir que le graphique représentant le taux de découverte de nouvelles espèces était une ligne droite, qui ne semble pas avoir de fin. Ils ont été plus surpris encore quand ils se sont rendu compte que cela était dû au nombre grandissant de taxonomistes qui les découvrent.

« Ces résultats suggèrent que le taux de découverte s’est accéléré, et que nous avons découvert au moins la moitié des espèces sur Terre », déclare professeur Costello.

Lutter contre l’extinction

Cet effort grandissant, combiné à l’amélioration de l’expertise en Asie et en Amérique du Sud, fait croire aux chercheurs que la plupart des espèces seront identifiées et nommées d’ici la fin du siècle.

Mais ils tiennent compte des risques qui menacent ces espèces, provoqués par la chasse excessive, la disparition de leurs habitats et le changement climatique, qui se passent à échelle locale et mondiale.

Le processus de découverte a été crucial en Nouvelle-Zélande, qui abrite plus d’espèces endémiques marines que dans le reste du monde.

« Identifier les espèces locales nous permettra de savoir quelles espèces ont été introduites et pourraient devenir des parasites… » ajoute le professeur.

Alors nos connaissances serviront à lutter contre l’extinction.

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