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Augmenter la production agricole sans détruire l’Amazonie, c’est possible.

Brésil / / Amérique du sud

Considérée comme une des principales causes responsables de la déforestation au Brésil, l’activité agricole peut se développer économiquement sans qu’il soit pour autant nécessaire de détruire l’Amazonie. Telle est la conclusion du rapport ‘Comment développer l’économie rurale sans détruire l’Amazonie’, de l’ONG Imazon.

D’après les auteurs du rapport, le facteur critique pour augmenter la production sans déboiser est d’augmenter la productivité agricole qui, malgré les progrès techniques, est encore en-deçà de son potentiel. La productivité moyenne est seulement un quart de ce qu’elle pourrait être en utilisant des techniques plus adaptées.

La solution : améliorer la productivité

Les scientifiques estiment par exemple qu’il est possible de répondre à la demande croissante de viande d’ici 2022 en augmentant la productivité des pâturages de 24% par an.

La hausse de la production -sans déforestation- devrait en outre créer près de 39000 emplois, d’après les estimations d’Imazon.

Ainsi, sans déboiser, il serait possible, d’ici 2022, d’augmenter la production agro-alimentaire de près de 4 milliards de R$ (1,5 milliard d’euros) en valeur.

Il faudrait pour cela investir 400 millions d’euros par an jusqu’en 2022 – chiffre raisonnable puisqu’il représente 70% du crédit rural annuel moyen accordé à l’élevage en Amazonie entre 2005 et 2009.

La fiscalité est aussi une arme

Pour que la production agricole augmente sur des zones déjà déboisées, les pouvoirs publics devront corriger les failles fiscales qui découragent l’investissement sur ces zones et vont dans le sens de la déforestation. “L’application de l’ITR (Impôt Foncier Rural), par exemple, diminuerait l’occupation des terres à des fins spéculatives, et encouragerait la production tout en augmentant les prélèvements de l’Etat“, affirme le chercheur Daniel Silva.

De plus, d’après le spécialiste, “l’inefficacité de l’Etat dans la régularisation des terres freine les investissements productifs, ouvrant une brèche aux pratiques spéculatives et au blanchiment d’argent “, conclut-il.

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