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Toits verts : la tendance s’accélère grâce à des avantages fiscaux

Argentine / / Amérique du sud

Pour compenser son manque cruel d’espaces verts, Buenos Aires baisse les taxes immobilières des édifices équipés de terrasses végétalisées. Le procédé permet d’éviter la surchauffe estivale et pourrait devenir obligatoire pour les nouvelles constructions.

Une alternative efficace aux espaces verts

En ville plus qu’ailleurs, le réchauffement climatique peut rendre l’été difficilement supportable, en raison de l’accumulation de chaleur provoquée par le béton et l’asphalte. La présence d’espaces verts permet de limiter efficacement le phénomène, mais l’aménagement de nouveaux parcs et jardins publics est souvent difficile au cœur des grandes agglomérations.

Dans ce contexte, la végétalisation des toitures apparaît comme l’une des alternatives les plus simples à mettre en œuvre pour augmenter de manière significative la superficie d’espaces verts urbains. Pour encourager leur développement, la ville de Buenos Aires a décidé d’octroyer aux propriétaires d’immeubles une réduction significative de la taxe immobilière ABL (Alumbrado Barrido y Limpieza). La baisse accordée sera proportionnelle à la surface de toit vert construite et pourra atteindre jusqu’à 20 % du montant de l’impôt.

Les toits verts, bientôt obligatoires ?

Daniel Chain, ministre du Développement urbain de la ville de Buenos Aires, veut aller plus loin :

« En mars, nous enverrons un projet de loi au parlement pour que la construction de terrasses vertes devienne obligatoire sur tous les immeubles qui seront construits dans les quartiers à forte densité de population. »

Les bâtiments publics sont eux aussi concernés avec plusieurs projets en cours dans des écoles et au Centre civique de Barracas. Même le prestigieux Théâtre San Martín sera pourvu d’un toit vert lors de sa prochaine réfection.

Les avantages de la végétalisation sont multiples : au niveau du bâtiment, ils offrent une amélioration sensible des performances énergétiques, ainsi qu’un allongement de la vie utile de la toiture. Le procédé permet également de réduire les niveaux de CO2 présent dans l’atmosphère, de filtrer les poussières en suspension et de ralentir l’écoulement des eaux de pluie afin d’éviter les inondations.

À Buenos Aires, le béton est roi

Un toit vert est généralement constitué d’une membrane isolante imperméable, équipé d’un système de drainage de l’eau et recouvert d’un substrat d’épaisseur variable, sur lequel pousseront les plantes.

La tendance gagne du terrain au niveau mondial, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Japon ou encore en Allemagne, où les toitures végétalisées couvrent déjà 15 millions de mètres carrés.

Pour assurer un confort urbain minimal, l’OMS recommande au moins10 m2d’espaces verts par habitant. À Buenos Aires, de nombreux quartiers ne comportent ni parc ni jardin public, et l’on compte seulement 3 m2 d’espaces verts par habitant.

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