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Une sidérurgie pas si pollueuse

Australie / / Océanie

L’industrie sidérurgique pourrait contribuer à nettoyer la planète, tout en réduisant ses coûts de production, en faisant entrer des matériaux recyclés dans la composition de l’acier, avance une recherche australienne.

©Mark McIntosh

De l’acier produit à partir de pneus recyclés

Des usines sidérurgiques de Melbourne et Sydney ont déjà transformé 1,6 million de pneus recyclés en acier après des tests révélant que l’ajout de polymères, comme le caoutchouc, au coke métallurgique permet d’obtenir de meilleurs résultats dans les fours à arc électrique. Le processus, qui permet de réduire non seulement le coût des matières premières mais également la consommation d’énergie grâce à une meilleure efficacité des fours, serait applicable à d’autres matériaux, selon sa créatrice et championne, le professeur Veena Sahajwalla, de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud.

« Cette possibilité réside dans les hautes températures des fours à arc électrique. Je ne suggère pas que l’on brûle des déchets pour produire de l’énergie. Ce que je propose est que l’on tire profit des hautes températures pour littéralement reformer les déchets en ressources », explique le professeur. Les résidus agricoles et divers plastiques figurent parmi les matériaux qui pourraient être également recyclés.

Une nouvelle dynamique pour l’industrie sidérurgique

« Les aciéristes peuvent jouer un rôle de premier plan dans le recyclage mondial, à grande échelle et de manière significative, sans effectuer de changement fondamental dans la façon dont nous fabriquons l’acier : en réorientant les grands flux de déchets en matières premières, tout en réduisant les coûts de production et en améliorant les caractéristiques environnementales du secteur », déclare Sahajwalla.

Selon la chercheuse, l’incitation à innover n’a jamais été aussi forte pour l’industrie sidérurgique. Le secteur doit se faire à la hausse du prix des matières premières, à la compétition mondiale et à l’impératif environnemental tandis que la production de déchets augmente rapidement.  « Ce sont là des tendances clairement incompatibles, qui si nous persistons dans le statu quo, ne feront qu’accroître les tensions pour l’industrie, plaidant clairement en faveur du changement », conclut-elle.

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