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L’administration maintient un projet de déforestation malgré une opposition massive

Indonésie / / Asie

Le gouverneur de la province d’Aceh a confirmé le projet de vaste déforestation d’espaces protégés. Cela malgré plusieurs pétitions, dont une qui a été signée par plus d’un million de personnes.

©Taman Renyah

Une région menacée

La province d’Aceh, à l’extrême nord-ouest de l’archipel indonésien, est tristement célèbre à cause du tsunami de décembre 2004, qui y a causé d’immenses dégâts humains et matériels. Mais cette région pourrait devenir le symbole d’un autre type de tragédie, causée par l’homme cette fois-ci.

Des millions d’hectares de forêts tropicales ont été classés et protégés depuis plusieurs décennies. Rappelons que l’Indonésie est, après le Brésil, la seconde zone de biodiversité du monde, notamment grâce à ces immenses forêts qui couvrent 60% de la surface nationale. Cependant, le gouvernement a planifié la destruction d’énormes pans de ce ‘poumon asiatique’ pour développer des projets agricoles, industriels et touristiques.

Une mobilisation massive non entendue

Deux pétitions en ligne ont été publiées sur les sites Change.org et Avaaz.org pour s’opposer à ces projets. Elles annoncent que le gouvernement veut raser 1,2 millions d’hectares de forêts protégées. Au 22 mai, l’une d’elle a été signée par 1,25 millions de personnes.

Cette mobilisation impressionnante sera-t-elle écoutée par l’administration ? Sans doute pas si l’on en croit les déclarations de Zaini Abdullah, gouverneur de la province d’Aceh. « Nous avons la responsabilité d’assurer le développement de notre province. Rappelons qu’il n’y a aucune route dans le centre de la province. D’autre part, il faut clarifier les choses : il n’a jamais été question de mettre à nu 1,2 millions d’hectares ». Selon lui, le projet vise à supprimer ‘seulement’ 119 202 hectares de forêts protégées.

Outre que cette surface reste conséquente, les opposants au projet dénoncent bien entendu ces déclarations comme inexactes. D’autre part, l’excuse de l’éternel dilemme du développement économique face à la conservation de l’environnement risque de ne pas suffire pour calmer les ardeurs de millions d’opposants. Qui appellent l’opinion publique internationale à maintenir la pression sur les décideurs, en ajoutant leur nom à la pétition encore ouverte !

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