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Une pénurie d’eau handicapante

Zimbabwe / / Afrique

Le pays n’est plus en mesure d’offrir de l’eau traitée à sa population. Les commerces illégaux de cette ressource ont fleuri dans tout le pays…quelles en sont les caractéristiques ?

© DFID – UK Department for International Development

Les autorités ne sont plus en mesure de répondre à la demande

Dans cette nation du sud de l’Afrique, les produits chimiques pour traiter l’eau sont devenus trop rares. L’eau est rationnée presque partout. Le maire de Harare a déclaré qu’il faudrait trois millions de dollars par mois pour le traitement des eaux de la capitale Harare, mais aussi les villes environnantes qui dépendent d’elle.

Le  Trust des résidents de Harare (HRT), signale que seuls 192 000 foyers à Harare sont connectés au système d’eau qui permet d’avoir l’eau courante. Harare a besoin de 1 300 méga litres d’eau par jour mais pour le moment elle ne dispose plus que de 600 à 700 méga litres.

Cela fait plus de 10 ans que le pays a des problèmes d’eau. Depuis que les grands fermiers qui payaient régulièrement leurs factures ont tous été chassés de leurs domaines”[1], avoue un officiel qui désire garder l’anonymat.

Des vendeurs à la sauvette

De petits vendeurs l’offrent à 95 dollars américains pour 2 500 litres … si on possède déjà un réservoir qui coute 750 dollars. Pourtant les marchands d’eau ne comprennent pas pourquoi leur commerce rencontreautant de difficultés afin d’être rendu légal. L’un d’entre eux,  Delisono Jamela déclare:

Nous n’avons pas de licence, car les municipalités nous accusent de vendre de l’eau polluée”.

Les autorités craignent que l’eau ne soit pas propre à la consommation et ne répande des maladies. 4200 personnes avaient succombé à une épidémie de choléra en 2008-2009, ce qui reste la pire crise. Le Dr Portia Manangazira, épidémiologue au Ministère de la santé et des enfants rapporte des cas très isolés de diarrhée et de fièvre typhoïde.

Où trouver de l’eau ?

Certains vendeurs prennent de l’eau du lac Chivero à la sauvette, la nuit. Ils affirment la purifier avant de la vendre. Un autre vendeur avoue qu’il a des contacts hauts placés. Il ne craint rien si on l’attrape en train de prendre de l’eau dans les hôpitaux ou les bâtiments publics qui, eux, ne sont pas rationnés.

De nombreux habitants des villes ont creusé leur propre puits. La plupart du temps, ils ne sont pas renforcés et peuvent s’écrouler.   Selon l’ONG International Relief and Development, soutenue par les Etats-Unis : ” Nous installons des réservoirs sur les toits pour collecter l’eau de pluie. Mais la saison des pluies est finie et les gens recommencent à prendre l’eau là où ils peuvent. “

Informations complémentaires

[1]  Dans les années 1990 et 2000, le Zimbabwe a expulsé les fermiers blancs qui avaient profité du système colonialiste – similaire à l’Apartheid sud-africain. Le “Grenier de l’Afrique” n’a pas cessé de s’enfoncer dans la crise depuis: une monnaie sans valeur aucune, une forte dépendance à l’aide internationale, un gouvernement accusé de violations de droits de l’homme, et des millions de réfugiés zimbabwéens dans les pays frontaliers.

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