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Les géonefs arrivent à Auckland

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Michael Reynolds, l’architecte visionnaire en terme de développement durable et star du documentaire Garbage Warrior, est sur le point de se rendre en Nouvelle-Zélande afin de partager sa technologie de construction basée sur la récupération et le recyclage de matériaux : les “earthships”, ou “géonefs”.

© Amzi Smith

Une maison intelligente

Imaginons une maison qui se chauffe et se refroidit toute seule, qui produit de la nourriture et de l’eau, qui génère sa propre énergie, gère ses installations sanitaires, travaille en harmonie avec l’intelligence de la terre et est faite principalement de pneus et d’autres matériaux recyclés.

Cette maison s’appelle un “géonef”, ou “earthship” en anglais – littéralement un vaisseau terrestre – et sa technologie a été peaufinée après 40 ans d’expérimentation partout dans le monde.

Un séminaire pour importer le concept en Nouvelle-Zélande

Lors du séminaire auquel il participe, Mickael Reynolds abordera tous l’histoire de la création de ces earthships ainsi que les caractéristiques de leur conception et fabrication. Il présentera aux néo-zélandais les différentes façons de produire de la nourriture tout au long de l’année, de récolter de l’eau, de générer de l’énergie solaire et éolienne, de traiter les eaux usées.  Il expliquera aussi comment utiliser la thermodynamique, les pneus ainsi que d’autres matériaux recyclés pour la construire des géonefs.

Il racontera comment ce concept, développé originairement dans un climat désertique aux journées torrides et aux nuits glaciales, a été appliqué dans toutes les régions du monde, dans des contextes climatiques divers et variés. Puis il expliquera comment l’adapter à un climat doux et humide comme Auckland, ce qui permettra d’importer ce concept en Nouvelle-Zélande.

Un premier pas avait été fait en mars lorsque Mike Reynolds avait visité Christchurch, et aidé à la construction d’un petit géonef. Ce dernier a été inspiré par les structures traditionnelles néo-mexicaines faîtes d’adobe pour construire ses géonefs originaux. Son travail a même été comparé à celui d’Antoni Gaudi.

Un concept adaptable et abordable

 Aujourd’hui, un géonef peut s’adapter à n’importe quel style de construction. En Ecosse, un géonef ressemble à un château de pierre, à Haïti il ressemble à une hutte, en Amérique du nord à une maison conventionnelle de banlieue.

Historiquement, il a toujours été plus cher de construire des maisons durables et écologiques que des structures conventionnelles. Le coût de construction d’un géonef est égal ou même moins cher que le coût d’une maison conventionnelle. En effet, il suffit d’écraser de la terre dans des pneus pour construire cette maison, ce que même des personnes sans qualifications peuvent entreprendre.

De plus, les géonefs ont l’avantage de d’avoir une facture d’énergie nulle puisqu’ils s’auto-chauffent et refroidissent et produisent leur propre eau et électricité.

Le co-animateur de la conférence, Dana Darwin, est enchanté par le projet : « C’est une grande opportunité pour nous. C’est le moment d’adopter les technologies les plus durables et intégrées disponibles, et de vivre harmonieusement à l’intérieur de nos écosystèmes et sur notre planète. »

Les organisateurs du projet veulent sensibiliser et favoriser le développement des compétences. Ils veulent soutenir les jeunes aucklandais, surtout ceux appartenant aux communautés Maori et des îles Pacifique, à construire des maisons durables et abordables.

Informations complémentaires

http://earthship.com/

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Derniers commentaires

  1. Est-ce qu’on verra de plus en plus de ces maisons de ce genre s’implanter dans nos régions ? J’ai du mal à l’imaginer… Je pense plutôt que ce sont les maisons passives qui seront davantage construites à l’avenir…