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Le mouvement des bébés sans couches

Nouvelle-Zélande / / Océanie

Après les adeptes des couches lavables, voici les sans-couches ! Les parents écolo néo-zélandais boudent les couches et apprennent à leur progéniture à s’habituer dès la naissance à aller sur le pot. En effet, les couches jetables sont vraiment mauvaises pour l’environnement et pour la santé…

© Carin Araujo

Les couches jetables contiennent de nombreux produits toxiques

Revenir aux sources est de plus en plus populaire chez les parents néo-zélandais qui choisissent des pratiques démodées et plus naturelles, comme les couches lavables, ou la diversification alimentaire gérée par bébé.

Pourquoi donc ? Selon les études de ces dernières années, les couches jetables seraient non seulement un gouffre financier et néfastes pour l’environnement, mais également dangereuses pour bébé. Les couches jetables représentent plus d’une tonne de déchets non-biodégradables par bébé et sont associées à la déforestation. Elles contiennent plus de 50 éléments toxiques ou cancérigènes, potentiellement dangereux pour les enfants portant des couches constamment pendant les 3 premières années de leurs vies. Les composés organo-étains, le furane et la dioxyde sont quelques uns de ces composants. De plus, les couches augmentent la température scrotale, ce qui pourrait être une des premières raisons de la hausse du cancer des bourses et de la baisse de fertilité masculine observées ces dernières années.

Apprendre à réagir aux signes

Gisela Roura, une mère au foyer à Wellington, fait partie du mouvement des sans-couches – également appelé hygiène naturelle infantile, qui devient de plus en plus populaire. Il correspond à son éthique environnemental et à son mode de vie durable.

Son petit garçon de 4 mois, Ilya Bayona, ne porte jamais de couches à la maison. « Il se débrouille à merveille, ce qui est très surprenant. Je ne l’aurai pas cru sans le voir. Bien sûr, j’ai la chance de rester à la maison et de prendre soin de lui. Si je travaillais ce ne serait pas possible. », témoigne-t-elle.

La routine et l’association verbale sont clés. Elle tient Ilya au dessus de l’évier de la salle de bain ou d’un pot avant et après l’allaitement et avant et après qu’il dorme. Elle lui dit « pipi » pour qu’il sache quand y aller. Elle fait attention aux signes pour savoir quand il veut aller aux toilettes.

Il doit quand même porter des couches jetables quand ils sont à l’extérieur de la maison car elle ne peut  faire attention aux signes et ce n’est pas vraiment pratique. Il est estimé que les couches jetables coûtent environ de 860 à 1200 dollars par an et les lingettes jetables entre 200 et 760 dollars.

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Derniers commentaires

  1. camille

    L’article est intéressant mais le descriptif en haut est erroné / trompeur : « apprennent à leur progéniture à s’habituer dès la naissance à aller sur le pot. »
    L’hygiène naturelle infantile (ou HNI) n’est pas un « apprentissage » mais une communication qui se construit entre parents et bébé (repérage des signaux, suggestion, etc.)
    Et dans « s’habituer à aller sur le pot », il y a un côté « forcé » qui n’est absolument pas dans l’HNI : on a l’impression qu’on pourrait laisser le bébé des heures assis sur son pot, ce qui n’est pas le cas.