Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

Les lions de mer, spécialistes des missions de sauvetage

Espagne / / Europe

Ce ne sont pas des robots submersibles mais des lions de mer qui seconderont la marine espagnole dans les milieux aquatiques difficiles. Après leur entraînement, les mammifères marins parviennent à remorquer des personnes et des objets, effectuant des missions de sauvetage et d’inspection des navires ou des installations.

© Sujit kumar

Une espèce facile à transporter

Si le chien est le meilleur ami de l’homme sur terre, le lion de mer pourrait bien devenir le compagnon préféré des marins. C’est ce qui ressort d’un programme de recherche de l’Armada, la marine militaire espagnole, mené à bien en collaboration avec l’Université Complutense de Madrid et le centre océanographique de Valence.

Dans le passé, des mammifères marins comme le dauphin et le lion de mer ont déjà été utilisés par des forces armées, notamment américaines avec un projet initié dans les années 1960.

Mais l’état-major de la Défense espagnole se limitera pour sa part à des lions de mer, femelles de surcroit, beaucoup moins lourdes que leurs compagnons mâles et faciles à hisser à bord des bateaux. Contrairement aux dauphins qui nécessitent d’être immergés de façon permanente, les lions de mer offrent l’avantage de pouvoir être transportés à l’air libre et d’évoluer indifféremment en eau douce et en eau salée.

Nageurs en eaux troubles

Les mammifères marins seront dressés de manière à assister les plongeurs et pourront remorquer des objets ou des personnes à la surface de l’eau. Ils procèderont aussi à l’inspection des navires, des installations portuaires ou encore des oléoducs sous-marins.

Pour l’instant, il est prévu que les lions de mer effectuent des missions pour le compte de l’Armada, mais d’autres institutions pourraient être intéressées, en particulier pour la recherche d’objets à grande profondeur ou dans des eaux troubles comme celles des fleuves et des marais.

Les coûts du projet sont à l’étude

L’armée envisage de faire appel à des équipes « Quick find » formées de deux ou trois agents et d’un lion de mer, qui travailleraient depuis des canots pneumatiques. En cas de confirmation du programme, les animaux seront fournis et entraînés par le centre océanographique et pourraient être opérationnels d’ici deux ans.

Le ministère de la Défense et la direction générale de l’armement doivent encore étudier la viabilité économique du projet, dont le coût initial est estimé à 50 000 euros, auxquels il faudra ajouter 180 000 euros annuels destinés à la recherche, au personnel, à l’alimentation ainsi qu’aux vétérinaires.

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Derniers commentaires