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Mexico développe des transports en commun de haut vol

Mexique / / Amérique du nord

Faire voler les passagers dans des bulles en plastique au-dessus de la ville, c’est le pari de l’entreprise mexicaine TUEP, qui propose un système à mi-chemin entre le téléphérique et le métro. Bon marché, ce nouveau mode de transport pourrait couvrir près de 135 km à travers la capitale et coûterait seulement trente centimes d’euros par voyage.

©Catedrales e Iglesia

Voyage en duo

Baptisé Transport Urbain Élevé Personnalisé (TUEP), le projet cherche à améliorer la mobilité urbaine dans l’une des plus grandes métropoles de la planète, tristement célèbre pour ses embouteillages.
L’initiative a vu le jour grâce au Secrétariat des sciences, de la technologie et de l’innovation de Mexico (SECITI), qui soutient l’aventure à hauteur de 30 millions de pesos (1,7 million d’euros).

Selon René Drucker Colin, directeur du SECITI, le réseau comprendrait 18 lignes de 5 à 10 kilomètres de long chacune et s’étendrait au-dessus des principales artères de la ville. Composé de cabines aériennes glissant le long d’un câble statique, ce nouveau transport en commun permettrait aux usagers de rejoindre les stations de métro et de métrobus dans des bulles de plastique pouvant accueillir jusqu’à 2 adultes.

C’est l’ordinateur qui pilote

En prenant place à bord de la cabine, l’utilisateur n’a qu’à pousser le bouton correspondant à sa destination pour que celle-ci s’arrête automatiquement à la station indiquée. Le système fonctionne donc de manière totalement autonome, sans que la présence d’un chauffeur ne soit nécessaire.

Luis Zamorano, l’ingénieur responsable du projet, explique que le TUEP pourrait transporter jusqu’à 5766 passagers par heure sur un trajet de 5 km, à une vitesse atteignant 4 mètres par seconde (un peu moins de 15 km/h). Afin de limiter les files d’attente, les cabines pourraient se succéder au rythme d’une toutes les 2,5 secondes.

Un prix de revient très attractif

La construction de ce moyen de locomotion d’un nouveau genre nécessite peu d’infrastructures : un poteau tous les 50 mètres, un câble d’acier statique, et une station tous les kilomètres. Pour se déplacer le long des câbles, chaque cabine dispose de son propre moteur électrique et d’un système de communication de type Wifi.

Pour Luis Zamorano, le principal atout du TUEP réside dans son faible prix: « Si l’on compare avec le métrobus, l’investissement est inférieur de 40 % et onze fois moindre que pour le métro. De plus, le coût d’opération du métro est 18 fois plus élevé que le nôtre, et les frais d’entretien sur une période de 4 ans sont multipliés par 25. »

 

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