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Amalia, l’entrepreneuse qui ‘faisait de la RSE’ sans le savoir

Indonésie / / Asie

Entrepreneuse, responsable d’une ONG et alpiniste de l’extrême, Amalia Yunita est une personne des plus actives et engagées. Elle a découvert sur le tard le vocabulaire de la responsabilité sociale, pour se rendre compte qu’elle en faisait déjà beaucoup…

©Amalia Yunita Korua

La récente photo d’elle avec le drapeau indonésien au sommet du Kilimandjaro a attiré les médias de l’archipel. Une longue interview au Jakarta Globe fait connaître cette femme au public indonésien. Espérons qu’elle suscitera des vocations. Quelques extraits :

Quel est le but de votre organisation, randonneuses contre le lupus ?

Beaucoup de monde et surtout des femmes, sont mortes du lupus érythémateux disséminé (LED), avant même que le diagnostic ne soit fait. C’est pour cela que j’ai créé cette association pour sensibiliser le public à cette maladie. En 2006, nous avons fait un trek sur le Kala Patthar au Népal. L’année dernière, on a escaladé 12 montagnes en Indonésie, pour sensibiliser les communautés locales à cette affection.

Vous avez récemment reçu une récompense (le ‘Tupperware SheCAN!’) pour les acteurs du tourisme responsable. Dites-nous en un peu plus !

Je ne m’y attendais pas. J’ai reçu cette distinction pour mon activité au sein de ‘randonneuses contre le lupus’. On m’a aussi honoré avec le prix indonésien du tourisme responsable, pour les activités de ma société Arus Liar. Mais il y a encore quelques années, je n’avais jamais entendu parler du concept de RSE ! Pourtant, depuis sa création, cette société a toujours été impliquée. Par exemple, on plante des arbres pour protéger les rivières, nos employés sont formés pour garder propres tous ces cours d’eau, … La récompense m’a fait réaliser qu’une démarche RSE, ce n’est pas seulement des directives et des documents, ce sont surtout des actions pour aider les autres et redonner à la société ce qu’on en a reçu.

Comment avez-vous lancé votre société, Arus Liar ?

Peu d’Indonésiens étaient intéressés par le rafting dans les années 1990. J’ai fait des études d’ingénierie civile, mais je passais plus de temps en plein air que dans les salles de cours. J’ai découvert le rafting à l’étranger et j’ai réalisé qu’il y avait un énorme potentiel ici. Pourtant, au début, on a eu du mal. Quand j’appelais des prospects, on me répondait tout le temps : ‘expliquez-moi pourquoi je devrais payer une somme astronomique pour prendre des risques ???’. Au début, on avait surtout des clients étrangers expatriés. Mais aujourd’hui, trouver des clients n’est plus un problème…

Pouvez-vous nous en dire plus sur le Global Rescue Network (GRN) ?

C’est une ONG que j’ai fondée en 2003 avec 39 autres personnes. On procure des secours et de l’aide lors des catastrophes naturelles qui sont malheureusement communes en Indonésie : inondations, tremblements de terre, tsunamis, (…) C’est essentiellement un travail de volontaires.

Avez-vous un conseil à donner aux entrepreneurs sociaux en herbe ?

Je crois que beaucoup trop de gens pensent que sans argent, on ne peut rien faire. L’argent est une chose. Ce qui est beaucoup plus important cependant, c’est notre passion et notre volonté de résoudre les problèmes sociaux. Tenez-vous en à votre passion : là où il y a une volonté, il y a un moyen d’y arriver !

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