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La confiance moteur de l’économie collaborative

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Une nouvelle valeur est entrée dans les mœurs, après l’intérêt que nous portons au tarif, à la proximité, internet nous permet d’être les juges de notre consommation. Bienvenue dans l’ère de l’annotation !

© Thierry Caro

Le jugement est quelque chose de bien personnel et pourtant nous donnons de plus en plus d’importance à celui de l’autre. Combien d’entre nous sont orientés lorsqu’ils lisent une critique sur un film ou le nombre d’étoiles concernant un programme TV ? Avant nous portions nos intérêts lors de discussion avec des proches : « ah tu as lu ce livre ? Je songeais le faire, comment l’as-tu trouvé ?  » Mais il y avait peu de chance que nous partions tous sur les mêmes destinations de vacances ou que nous souhaitions faire les mêmes achats, nous devions donc faire notre propre expérience. Mais voilà l’arrivée du web, nous devenons des accros à la puissance du commentaire. Et d’ailleurs pour tout et n’importe quoi : le resto qu’on aimerait faire très prochainement, l’hôtel pour notre futur séjour, le nouvel appareil ultra technologique etc… Pourquoi ? Car nous donnons une vraie valeur à nos pairs, leurs avis comptent et nous incitent à faire nos choix, en cas de doute sur un professionnel, et même si peu de commentaires sont négatifs, il y a de fortes chances que nous passions notre chemin. Grâce à de nombreux forums et sites nous devenons des experts en téléphonie, des critiques musicaux, des connaisseurs en nouvelle technologie, des arbitres pour du matériel sportif…

Souvent, nous sommes plus enclin à laisser des avis négatifs, serions-nous plus aptes à critiquer qu’à valoriser ? Il est vrai que quand nous avons à faire à des professionnels notre empathie est bien moindre… et oui cette personne est formée pour être au Top, si elle ne l’est pas on le fera savoir.

Pourtant, ces avis tranchés restent dans la sphère des anonymes parmi les anonymes, pire ils deviennent l’ombre de sociétés bien décidées à se faire une jolie communication ou peu scrupuleuses qui viennent mettre des avis répréhensibles sur un concurrent trop dangereux. Faussant ainsi tous les indicateurs !

Vaste débat !

Certains vous diront qu’ils inspectent, vérifient eux-mêmes et se font leur propre opinion, mais cela pousse à la réflexion et au contrôle de la véracité des dires ou informations.

La confiance avec un grand C pour collaborer ou coopérer avec l’autre. La consommation collaborative met en avant ce principe d’annotation avec la différence qu’il faut avoir vécu l’expérience pour pouvoir la noter. Pas (ou peu) de fraude possible.

Tipkin n’échappe pas à cette règle et vous incite vivement à le faire, mieux, les propriétaires qui ont les meilleurs commentaires se voient passer devant les autres car les bons comportements doivent être valorisés, plutôt que des annonces monétisées pour être mieux placées. (Faut-il avoir de l’argent pour être vu ?!)

Une analyse intéressante dans les commentaires de l’économie collaborative, à l’inverse de ceux pour les professionnels, il y a plus souvent de notes positives …Plusieurs raisons à cela : la préférence de donner une opinion dans la retenue afin d’éviter en retour des avis négatifs sur notre profil. Surprenant mais bien réel.

Autre explication : le pair à pair donne plus de tolérance, car derrière l’économie collaborative se cache un humain avec ses forces et ses faiblesses, ses jours avec et ses jours sans. Une image me vient à l’esprit, celle d’une recette réalisée des dizaines de fois et qui un jour rate pour des raisons inexpliquées, ou encore d’une rencontre sportive qui se transforme en « dérouiller » face à une équipe pourtant de « faible » niveau.

Serions-nous devenus nuls ? Ou sommes-nous tout simplement des hommes et des femmes avec nos humeurs (parfois changeantes) ressentant et faisant parfois les choses différemment. Alors vivons nos expériences à notre manière, l’économie du partage valorise la confiance mais surtout la Tolérance que nous pouvons avoir envers l’autre. Après un échec nous sommes plus aptes à donner une seconde chance à quelqu’un qui nous ressemble car il est le reflet de nous même.

Céline Laporte

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