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Comme son prédécesseur « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine),  l’acronyme MINT est issu du cerveau brillant de l’ancien économiste influent de Goldman Sachs, Jim O’Neill. Il désigne des pays présentant une croissance intéressante à court et moyen terme : Le Mexique, l’Indonésie, le Nigeria, et la Turquie. Si vous n’en aviez pas encore entendu parler…

 

Lagos, plus grande métropole du Nigeria, l’un des MINT

Qu’est-ce qui rend les MINT si spéciaux ? Et pourquoi ces quatre pays ?»

En effet, la question est judicieuse. Qu’est-ce qui les rapproche ? Les MINT disposent tout d’abord d’un atout en commun, il s’agit de pays particulièrement peuplés, dont la population augmente régulièrement. Au premier rang, l’Indonésie compte pas moins de 251 millions d’habitants, quand le Nigeria pèse 180 millions, le Mexique 119 millions et la Turquie ferme la marche avec 76 millions d’individus selon le dernier recensement. Tous ces pays voient leur population augmenter, et leur marché intérieur également, mais avec une grande disparité entre eux. Si le Nigeria voit sa population augmenter de 2,8 % par an, le Mexique, l’Indonésie et la Turquie tournent autour des 1,2-1,4 %. Les trois derniers ont fait leur transition démographique récemment, mais la courbe est clairement à la baisse, au vu des vingt dernières années.

Encore un point commun, la localisation. La position géographique  de ces pays est stratégique, au point de vue économique. Le Mexique dispose, avec les États-Unis, d’un voisin au poids économique important, à la demande plus stable que les années de crise précédentes. L’Indonésie jouit d’une localisation au cœur de l’Asie du Sud-Est et peut tirer avantage de la zone de libre échange au sein de l’ASEAN. La Turquie, quant à elle, constitue une porte d’entrée idéale au marché européen ou asiatique, selon le côté de la frontière où on se trouve. L’atout géographique du Nigeria est peut-être moins évident, mais son ouverture sur l’océan est pourtant intéressante.

L’élan de croissance

Commençons par le Nigeria. Avec une croissance supérieure à 6 % par an, le principal producteur de pétrole du continent, qui dispose de réserves d’hydrocarbures inégalées dans la région. La Turquie, elle, voguait sur des croissances élevées en 2010-2011 (9,2 % en 2010, 8,5 % en 2011), mais  le soufflé est retombé dernièrement.

L’Indonésie, cette année, a ralentit également mais d’après le rapport sur les investissements mondiaux 2012 de la CNUCED, figure parmi les 5 destinations privilégiées des compagnies transnationales pour 2012-2014. Le Mexique, quant à lui, revient sur la Chine en matière d’exportation de produits manufacturés, à mesure que le coût du travail, monte en Chine, selon le Financial Times. Il dispose d’une force de travail peu coûteuse, et constitue un véritable  pôle énergétique.

Des nouveaux géants aux pieds d’argile ?

Néanmoins, l’enthousiasme pour les performances économiques des MINT doit être nuancé. Des contextes sociaux plus ou moins évidents laissent apparaître des perspectives peu encourageantes pour ces nouveaux géants. Des efforts en matière de baisse de la corruption, de transparence des échanges, de respect du droit des contrats et de la propriété privé, ou encore de rapidité administrative pour traiter les demandes des entreprises étrangères sont juste quelques uns des défis à relever pour les MINT.

 

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