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La Journée mondiale de l’environnement 2014 met les petits insulaires en développement à l’honneur

/ Monde

La Journée mondiale de l’environnement (JME) est le principal moyen par lequel les NU encouragent une prise de conscience et une action d’envergure mondiale pour l’environnement. Au fil des ans, elle s’est développée pour devenir une plateforme globale pour une sensibilisation publique largement célébrée dans plus de 100 pays. Pour appuyer l’année 2014, désignée par les NU, année internationale des petits insulaires en développement (PEID), le thème de la JME sera consacré aux PEID dans le contexte plus large du changement climatique.

 

 

Quelques données à connaître au sujet des petits États insulaires en développement

  • À l’heure actuelle, on compte 32 petits États insulaires en développement, dans trois régions : les Caraïbes; l’océan Pacifique; et, troisièmement, l’Afrique, l’océan Indien, la Méditerranée et la mer de Chine méridionale.
  • La population totale de ces 32 États est de 63,2 millions de personnes, et, globalement, leur Produit intérieur brut (PIB) est de 575,3 milliards de dollars.
  • Les petits États insulaires sont confrontés à un ensemble de problèmes, dus à leur petite taille respective et à leur éloignement géographique. Ces États sont également très exposés aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles.
  • Ces États ont beaucoup de points communs. Mais le niveau de vie qu’on y observe varie considérablement d’un pays à l’autre : le PIB par habitant va de 830 dollars aux Comores à 51 000 dollars à Singapour.

 

(c) UN – WED14 Small island

 

Pourquoi les petites îles sont particulièrement vulnérables au changement climatique?

Les dernières preuves fournies par le Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) indiquent que non seulement le climat a changé, mais il continuera à changer dans le futur. Du point de vue d’un petit Etat insulaire en développement, cela sera particulièrement grave. Beaucoup de ces Etats seront exposés à une hausse du niveau de la mer quatre fois supérieure à la moyenne mondiale. Parallèlement à la modification de leurs régimes de précipitations, ils risquent de perdre leurs récifs coralliens sous l’effet de l’acidification des océans et de la hausse de la température des mers. Cela conduirait à une érosion des rivages, une perte de productivité agricole et des pénuries en eau pour l’industrie touristique.

Le rapport du GIEC prévoit une hausse du niveau des mers, tous scénarios confondus, située entre 29 et 82 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle (2081-2100). Ce rapport a revu à la hausse l’impact de la fonte du Groenland et de l’Antarctique sur l’élévation du niveau des mers, grâce à de nouvelles modélisations et aux observations récentes. Même si cela peut paraitre abstrait, une hausse d’un mètre du niveau des mers toucherait directement une personne sur 10 dans le monde, soit 600 à 700 millions de personnes !

 

(c) UN – WED14 Small island

 

La transition vers l’économie verte promet des avantages multiples pour les petits états insulaires

De nombreux PEID ont peu ou pas accès aux  sources d’énergies modernes et abordables, et les  prix de l’énergie y sont parmi les plus élevés  au monde. Dans certains cas, les coûts de  l’électricité  sont 500 pour cent plus élevés qu’aux États-Unis, principalement en raison de la dépendance aux combustibles au pétrole importés. Par conséquent, le secteur de l’énergie dans la grande majorité des PEID est la principale source d’émissions de CO2 et de vulnérabilité économique.

La  production d’électricité consomme plus de 50 millions de barils de pétrole par an  pour fournir  90 pour cent de d’énergie primaire. L’amélioration du secteur  de l’énergie des PEID  requiert une réduction de moitié de la dépendance aux combustibles fossiles d’ici à 2035  à travers une transition vers les sources d’énergie renouvelables (océanique, géothermique, solaire, éolienne et les biocarburants).

Dans le même temps, les pays  au niveau individuel mettent en œuvre des projets pour améliorer l’efficience énergétique :

  •  Dans le pacifique, les politiques énergétiques nationales de Fidji et du Vanuatu promeuvent la production de carburants biologiques à travers la plantation sur des espaces dégradés;
  •  Dans les Fidji,  les îles Salomon, Samoa et Vanuatu l’hydroélectricité est plus en plus utilisée pour la production électrique ;
  •  Dans les Barbades et  à Antigua, le gouvernement a accordé des subventions pour encourager l’utilisation de chauffe-eau solaires.

 

 

(c) UN – WED14 Small island

 

Les petits États insulaires et la biodiversité

La diversité biologique des petits États insulaires est très importante; ces régions abritent de nombreuses espèces endémiques – ce qui signifie que ces espèces n’existent nulle part ailleurs.

Les Seychelles abritent aussi la seule famille endémique d’amphibiens : les Sooglossidae et la tortue géante d’Aldabra – qui est l’un des reptiles endémiques le plus réputé de la région. Les Seychelles, les Comores et les îles Mascareignes, dans l’océan Indien, abritent également un certain nombre d’espèces d’oiseaux particulièrement menacées.

Kiribati abrite la « Phoenix Islands Protected Area  » (la Zone protégée des îles Phoenix), dans l’océan Pacifique, où sont préservés d’importants sites de nidification d’oiseaux marins menacés, ainsi que des crabes de cocotier, des plantes endémiques et des plages de ponte des tortues de mer. Kiribati constitue également l’un des derniers écosystèmes liés aux archipels océaniques coralliens encore intacts – à tel point que les touristes souhaitant le visiter doivent préalablement en faire la demande.

Les îles sont également dépositaires d’informations génétiques témoignant d’une évolution échelonnée sur plusieurs millions d’années. Cette biodiversité a une valeur inappréciable non seulement sur le plan local, mais aussi pour l’humanité tout entière.

 

(c) UN – WED14 Kurumba Island, Maldives

 

L’écologisation de tourisme

Pour plus de la moitié des PEID, le tourisme est la  principale source de devises étrangères et les recettes du tourisme représentent plus de 30 pour cent  des exportations totales. En comparaison, la moyenne pour le reste du monde   est d’un peu plus de 5 pour cent, selon les estimations de la Banque mondiale.  En plus, l’industrie du tourisme est un grand consommateur d’énergie et d’eau. Étant donné que la plupart des PEID importent leur énergie et  font face à des défis  relatifs  à la qualité et la disponibilité de l’eau, l’investissement dans le tourisme écologique  est essentiel pour réduire des  dépenses supplémentaires dans  les secteurs connexes.

L’industrie du tourisme devrait être une des premières industries qui promeut les  initiatives vertes,  dans la mesure où elle est à fois dépendante des ressources naturelles et un pourvoyeur important d’emploi et  de croissance économique. L’écologisation de tourisme exige un changement dans l’ensemble de l’industrie pour la mise en œuvre de politiques, des pratiques et de programmes  durables mettant l’accent sur la conservation des ressources naturelles, la transition vers des sources d’énergie renouvelables, la réduction de la consommation d’eau et la génération de revenus pour les communautés locales.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Derniers commentaires

  1. Ondine Cornubert

    Bonjour,
    Je suis très sensible à la thématique des petits états insulaires, et à leurs sensibilité face aux changements globaux.
    Auriez-vous de la littérature à me recommencer afin d’en connaitre un peu plus sur ce sujet?
    Merci
    Cordialement,
    Ondine Cornubert