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WildLeaks : quand Internet s’attaque aux crimes environnementaux

/ Monde

Défenseurs de l’environnement et partisans d’une planète verte ont désormais leur plateforme sur Internet pour lutter contre les dérives environnementales. Lancée en 2014, WildLeaks rassemble des donnés collectées anonymement par des lanceurs d’alerte, à la manière de WikiLeaks. Déforestation, braconnage, exploitation forestière, etc. Depuis son lancement, WildLeaks recense déjà une cinquantaine de renseignements, dénonçant des crimes contre l’environnement.

WildLeaks, le lanceur d’alerte écolo

Calqué sur le modèle de WikiLeaks, l’ONG californienne Elephant Action League (EAL) lançait en février dernier WildLeaks. Ce lanceur d’alerte écolo vise à faciliter la dénonciation des infractions environnementales.

Afin de garantir l’anonymat, le site utilise TOR, un réseau informatique, composé de routeurs organisés en couches – aussi appelés nœuds d’oignons – qui transmettent de manière anonyme tous les échanges Internet. Grâce à ce système, tout témoin d’actes de braconnage, de trafic d’animaux ou de déforestation, peut signaler sans se dévoiler. Une fois étudiées, vérifiées et validées par l’équipe de WildLeaks, les informations sont communiquées aux médias et une enquête est généralement ouverte.

« Le crime contre la faune est la quatrième plus grande criminalité transnationale d’une valeur d’au moins 17 milliards de dollars par an, après le trafic de stupéfiants, la contrefaçon et le trafic d’êtres humains » explique son fondateur, Andrea Crosta. Ces crimes menacent « non seulement de nombreuses espèces – éléphants, rhinocéros, félins et singes – mais dégradent aussi les forêts, et représentent un coût pour l’homme » poursuit-il.

De la déforestation illégale en Sibérie au trafic de chimpanzés au Liberia

Certes, la plateforme en est encore à ses balbutiements et n’a pas pour l’instant eu d’effet direct sur l’arrestation de trafiquants. Cependant, WildLeaks pourrait jouer un rôle essentiel pour comprendre la structure de ces réseaux souterrains et savoir qui est à leur tête.

En effet, derrière la plupart des ces exactions, ce sont des entreprises mafieuses, des gouvernements corrompus ou des organisations criminelles. « C’est à eux que nous voulons nous attaquer, et non aux petits braconniers qui ne sont que les derniers maillons de la chaine. » Employés de l’import-export, marins sur les navires marchands, témoins occasionnels, journalistes d’investigation ou même parents de trafiquants, les personnes qui détiennent des informations cruciales pour démanteler ces réseaux ne manquent pas.

WildLeaks espère ainsi rassembler des informations sur les leaders des réseaux : « nous avons, par exemple, reçu un tuyau très intéressant sur un individu très puissant au Kenya, lié au gouvernement et qui est derrière le trafic d’ivoire », affirme Andrea Crosta. La plateforme, avec ses six mois d’existence, promet, comme sa grande sœur WikiLeaks, d’informer le grand public des grands scandales environnementaux qui restent encore à ce jour impunis.

 

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