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Des drones survolent les sites nucléaires

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Lundi 3 novembre dans la soirée, une nouvelle centrale nucléaire, la centrale de Creys-Malville dans l’Isère, a été survolée par un drone. En un mois, ce ne sont pas moins de treize centrales françaises qui ont été survolées par ce type d’engins, à une ou plusieurs reprises pour un total de dix-neuf survols. Le question de l’éventuelle menace que font peser ces drones sur les centrales se pose. 

Des survols sans danger

L’identité et la motivation des personnes à l’origine de ces survols sont toujours inconnues. Les directeurs des sites EDF visés par ces survols ont depuis porté plainte pour violation de l’espace aérien au-dessus des centrales. En effet, le survol des centrales nucléaires est complètement interdit par la loi dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1 000 mètres d’altitude.

Pour le ministère de l’Intérieur, la menace directe de ces drones est faible et ces survols ne représenteraient « aucun danger pour la sécurité des installations survolées car la capacité demport des drones est insuffisante pour remettre en cause la sécurité des installations nucléaires ». En effet, même si les drones transportaient des explosifs, ils ne pourraient pas causer de graves dégâts à une centrale nucléaire du fait de leur petite taille mais aussi parce qu’ils n’ont pas la capacité de porter de grosse charge alors que l’enceinte de béton des réacteurs de centrale nucléaire est conçue pour résister au crash de petits avions. Mais ces survols de drone montrent les faiblesses des centrales nucléaires en matière de sécurité…

… vraiment ?

Dans le cadre d’un acte terroriste, des survols de drones pourraient permettre un repérage des équipements des centrales nucléaires comme le déclare Bruno Comby, ingénieur en génie nucléaire. « Les survols ayant tous eu lieu la nuit, les drones pourraient, à l’aide de caméras thermiques, repérer comment accéder aux transformateurs, qui reçoivent l’électricité basse tension et la transforment en courant haute tension avant de l’envoyer sur le réseau. Une attaque qui viserait les transformateurs d’une quinzaine ou vingtaine de centrales plongerait la France dans le noir. »

L’intégralité des centrales nucléaires présentes sur le territoire français sont protégées par les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG). Chaque site nucléaire accueille depuis 2009 un peloton du PSPG de 40 à 60 gendarmes formés par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). Ces escadrons patrouillent aux abords des centrales vingt-quatre heures sur vingt-quatre et interviennent en cas « dintrusions et dactes de malveillance ».

De plus, l’espace aérien situé au-dessus du site nucléaire est surveillé en permanence par des radars et il est aussi protégé par plusieurs lance-missiles. Si un survol suspect devait arriver, des avions de chasse de l’armée de l’air interviendraient en moins de quinze minutes.

Dans l’hypothèse où des drones serviraient à attaquer des sites nucléaires, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a affirmé qu’il existait des dispositifs pour neutraliser ces drones. « Les gendarmes qui surveillent les centrales ont pour instruction permanente douvrir le feu en cas de menace sérieuse pour les centrales » a-t -il affirmé. Le problème est que si le drone est abattu, il est alors impossible d’identifier le pilote, c’est pourquoi il peut être plus pertinent de suivre le drone…

 

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