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La France peut devenir un acteur incontournable des énergies renouvelables

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Bonne nouvelle pour le climat : la part du charbon dans la production d’électricité mondiale devrait finalement reculer dans les décennies à venir. Et ce au profit des énergies renouvelables, selon les dernières estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Une tendance favorable à la lutte contre le réchauffement climatique à laquelle la France, hôte de la COP21, entend bien participer. Ségolène Royal a dévoilé pour cela au mois de novembre les nouveaux objectifs du gouvernement dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Des objectifs en accord avec les ambitions affichées par le groupe EDF dans le sens d’une production croissante d’électricité durable et décarbonée.  

De nouveaux objectifs de développement pour les renouvelables 

En France, la loi de transition énergétique pour une croissance verte, adoptée au mois d’août dernier, prévoit que les énergies renouvelables assureront 40% de la production électrique nationale à l’horizon 2030. La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Energie a dévoilé pour cela les nouvelles ambitions du gouvernement en la matière et détaillé les appels d’offres à venir.

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), nouvel instrument de planification économique, consacre notamment des objectifs de développement pour les deux premières périodes 2016-2018 et 2019-2023, et des trajectoires à atteindre pour honorer l’objectif de 2030 dans chaque filière renouvelable. A l’issue de la première PPE, la France vise une puissance installée de 24.000 mégawatts (MW) dans l’éolien terrestre et solaire, puis de 36.000 à 43.000 MW en 2023, à la fin de la deuxième PPE, contre 14.700 MW fin 2014.

La production de chaleur à partir de biomasse devrait atteindre quant à elle 12.000 kilotonnes équivalent pétrole (ktep) en 2018, et 13.000 à 14.000 ktep en 2023. Elle était de 10.700 ktep fin 2014. Enfin, 1,7 térawattheure (TWh) de biogaz devrait être injecté dans le réseau gazier en 2018, contre moins d’1 TWh fin 2014 ; un niveau qui montera jusqu’à 6 TWh cinq ans plus tard.

Afin d’atteindre ces objectifs, Ségolène Royal a également réaffirmé la nécessité de poursuivre l’effort d’investissement et d’innovation pour assurer un développement à la fois rapide et harmonieux des renouvelables dans l’Hexagone. Plusieurs appels d’offres ont déjà été planifiés jusqu’en 2019, notamment pour le solaire, la biomasse, la méthanisation et les petites installations hydroélectriques. Pour ce qui est de l’éolien en mer, le lancement d’un troisième appel d’offres est prévu au troisième trimestre 2017.

Les énergies renouvelables, une priorité d’investissement pour le groupe EDF

Premier fournisseur d’électricité français, le groupe EDF a donc un rôle central à jouer dans le développement d’un mix énergétique plus durable, et entend participer activement à l’effort national et au succès de la transition énergétique. En 2013, les énergies renouvelables, incluant la filière hydroélectrique, ont représenté 20 % de la capacité installée, et 11 % de la production totale du groupe. Une proportion bien supérieure à celle des autres énergéticiens européens, qui lui a permis avec 63,6 TWh, de devenir le premier producteur d’électricité et de chaleur d’origine renouvelable en Europe.

Une place qui conforte la stratégie du groupe et le pousse depuis plusieurs années à accentuer ses investissements dans les filières renouvelables. EDF investit en moyenne plus de deux milliards d’euros par an pour le développement des énergies renouvelables, via des programmes de modernisation de ses installations hydrauliques et le développement de nouveaux moyens de production solaire, éolienne ou marine. Il consacre également chaque année un tiers de ses investissements à des projets de développement durable.

En parallèle de ses nouvelles capacités, le groupe énergétique français encourage la recherche et le développement des technologies de rupture afin de répondre aux nouveaux enjeux de stockage liés au caractère intermittent de certaines énergies renouvelables. Chaque année, plus de 50 millions d’euros sont investis dans des programmes de recherche menés au sein des cinq centres R&D EDF, répartis dans le monde (en France, au Royaume-Uni ou en Chine). Le groupe dispose également de 150 chercheurs spécialisés dans les énergies renouvelables, filière dans laquelle EDF Energies Nouvelles, une filiale du groupe français, a investi 27 millions d’euros depuis 2011.

Vers un doublement des capacités de production renouvelables

Déjà leader des énergies renouvelables en Europe, donc, le groupe EDF n’entend pas pour autant s’arrêter en si bon chemin et devrait poursuivre son développement en la matière. Son PDG, Jean-Bernard Lévy, a en effet révélé récemment la volonté de l’énergéticien de doubler son parc renouvelable dans les quinze prochaines années.

Ce dernier souhaite influer davantage sur le mix électrique français en ouvrant plus massivement son groupe aux nouvelles énergies renouvelables. « Nous allons passer de 28 GW de capacités installées aujourd’hui dans le monde à plus de 50 GW en 2030 », décrit-il. Il s’agit d’une part d’optimiser le parc hydroélectrique français mais aussi de développer l’éolien offshore et de répondre aux appels d’offres solaires. « Nous serons les premiers à mettre en service des parcs éoliens au large des côtes françaises », ajoute-t-il.

Preuve que l’électricien français est l’un des acteurs de tout premier plan en matière d’énergies renouvelables : AXA, le numéro un mondial de l’assurance, vient de s’engager pour trois ans auprès d’EDF pour consommer une électricité d’origine totalement renouvelable. Ce qui représente, tout de même, quelque 45 GWh par an.

 

Crédits photo : Durable

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