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La solution chinoise pour combattre la pollution : “les super-ordinateurs”

Chine / / Asie

Pour pallier le problème des violents épisodes de pollution, de plus en plus nombreux, les Chinois pourraient grâce à un système d’analyse des données et de prévision des pics de pollution, donner l’ordre de la fermeture d’usines de manière préventive.

La toute première “alerte rouge” à la pollution de l’air a été donnée le 8 décembre 2015 selon l’AFP. Ainsi au bureau de l’Environnement municipal à Pékin, une équipe d’ingénieurs observe avec attention la pollution de la métropole sur de volumineux et épatants ordinateurs. Ces machines collectent de nombreuses informations telles que, des profils infrarouges, des usines aux messages postés sur la toile, au travers des réseaux sociaux. Grâce à cela les ingénieurs génèrent des prévisions de pollution sur une durée de 3 jours avec une résolution pouvant aller jusqu’à un kilomètre carré, ils établissent des tendance de pollution pour les dix jours à venir.

C’est IBM qui développe ce programme informatique qui est l’une des armes de haute technologie utilisées par la Chine pour combattre cette pollution rémanente qui s’abat sur ses villes. On peut trouver d’autres technologies comme les satellites, drônes et autres capteurs.

Dégâts collatéraux 

Alors que les cycles incessants de smog nocif envahissent régulièrement la capitale, la Chine se retrouve dans une impasse. Déjà, en 2008, pour les jeux olympiques Pékin avait arrêté des chantiers, enlevé la moitié des véhicules des particuliers et fermé des usines. Une stratégie efficace mais très onéreuse, estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. On a pu retrouver cette solution lors du sommet réunissant les dirigeants de l’Asie-Pacifique en 2014, lors des championnats du monde d’athlétisme en août 2015 mais aussi lors du défilé militaire de septembre 2015 qui célébrait la fin de la seconde guerre mondiale. Ces événements ont imposé d’importants dommages collatéraux à l’économie du pays, déjà fragile.

Cependant l’Etat ne peut rester sans rien faire, car cela ne ferait que nourrir le mécontentement populaire, qui inquiète le gouvernement.

Une volonté de précision plus pointilleuse d’ici 2022

En juillet, la capitale a annoncé la volonté de créer un réseau national de détection de la pollution qui unirait plusieurs outils technologiques dans les airs, l’espace et sur terre. Aujourd’hui le logiciel de l’Américain IBM n’est précis qu’à 75% sur ses prévisions à 10 jours. Leur ambition expliquée par Zhang Meng, un scientifique d’IBM est que cette technologie soit en capacité de s’axer sur des activités spécifiques, à des moments précis. Cela engendrerait un impact plus faible sur la vie quotidienne et économique.

Cette surveillance ne doit pas se substituer à la présence sur le terrain. Des inspecteurs sont nécessaires pour examiner les entreprises de la capitale chinoise et des régions environnantes. Les usines payent des amandes si elles ne respectent pas les lois établies en matière de pollution.  Certaines usines possèdent même les équipements nécessaires pour réduire leur pollution mais les laissent inactifs car cela engendre des frais et réduit leur productivité. C’est ce que développe Hervé Robin responsable technologique chez Airvisual.com, proposant en Chine des outils de surveillance de la pollution. Il ajoute que Pékin compte à ce jour  40 points de détections, cependant pour identifier les pollueurs dans une ville de cette ampleur, il en faudrait plutôt quelques centaines.

 

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