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Le marché du bio explose, les agriculteurs se convertissent en nombre

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Ils sont de plus nombreux, les agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique. La crise agricole, qui provoque l’étranglement financier des agriculteurs par des prix faibles et des charges fortes, engendre un afflux de conversions. Les chiffres annoncés par l’Agence Bio, le jeudi 25 février 2016, en sont la preuve. L’augmentation des terres engagées en agriculture bio est de 17 % en un an, ce qui représente 220 00 hectares convertis sur une totalité de 1,3 million d’hectares biologiques en France, à la fin de l’année 2015.

Les producteurs français ayant retiré les engrais chimiques et les pesticides de leurs cultures correspondent à une progression de 8,5%, ils sont maintenant 28 725. Même si cela ne représente que 6,5% des exploitations françaises, c’est malgré tout 10% des emplois agricoles.

Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), informe que les exploitations bio regroupent plusieurs activités et engendre un besoin de salarié. Installée avec son mari et son beau-frère en Loire-Atlantique , elle est responsable de 55 vaches laitières sur 180 hectares. Mme Pageot a voulu retrouver un pouvoir de décision et un prix rémunérateur. Elle remarque une véritable conversion au bio sur tout le territoire, depuis six mois. Le public, lors des réunions d’informations sur le bio, est de plus en plus conséquent.

M. Leduc, éleveur breton bio, producteur de lait, a cessé de livrer son lait bio chez Lactalis, car même si le géant laitier restait preneur, il ne représentait qu’un numéro, il a donc décidé de travailler avec Biolait. L’objectif des agriculteurs est d’obtenir des prix décents. Le lait conventionné payé par les grands industriels et coopératives, est descendu à 270 euros la tonne, alors qu’en bio il peut aller jusqu’à 400/450 euros, sans variation aléatoire. De plus, le coût pour nourrir les bêtes est considérablement réduit. Selon M. Leduc, en arrêtant d’acheter des tourteaux de soja et de colza, il économise 2500 euros par mois et cela lui paie ses prêts.

La conversion des agriculteurs repose aussi sur la demande des consommateurs. Pour l’instant elle progresse, le consommateur a été sensible aux différents documentaires dénonçant l’impact des pesticides. Les clients cherchent à mieux se nourrir. Selon l’Agence Bio, le marché des produit bio a encore progressé de 10% en 2015, et s’élève à 5,5 milliards d’euros.

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