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En Colombie, la paix ravit aussi l’environnement

/ Amérique du sud

En Colombie, la signature de paix avec la guérilla des FARC évitera plus de 2,2 milliards de dollars de dégâts sur l’environnement chaque année, d’après une étude officielle sur les effets du conflit armé, publiée le 10 mars 2016. Le directeur du Département national de planification (DNP), Simòn Gavira Muños a confirmé cela durant un forum où se trouvaient également le Président colombien Juan Manuel Santos et des représentants de l’ONU.

Selon le directeur du DNP, pour chaque année de paix, la Colombie épargnera 7,1 milliards de pesos (2,2 milliards de dollars) de dégradation sur l’environnement. Le pouvoir colombien espère signer au cours de cette année un accord de paix avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Les probabilités économiques publiées dans le rapport du DNP sont fondées en partie sur l’arrêt de la déforestation, qui concerne les régions les plus touchées par plus de 50 ans de guerre interne. Les probabilités sont aussi basées sur d’autres dégâts infligés, comme les attentats contre les oléoducs qui représentent plus de 4,1 millions de barils bruts gâchés en 35 années, ou encore l’activité minière illégale.

Selon le DNP, la réhabilitation des forêts détruites pour les cultures illicites de drogues permettra d’importantes économies. Des économies seront également générées par la réduction de la pollution engendrée par les fuites de pétrole des oléoducs abîmés, également par le mercure utilisé pour extraire l’or de manière illégale. Ces extractions clandestines contaminent 60% des sources d’eau de la Colombie.

Le Président colombien estime que la plus grande économie réalisée par le pays concerne l’arrêt du déboisement sauvage qui représente trois millions d’hectares de forêts. En faisant cela, le pays économisera 1,3 milliard de dollars, et selon le Président en prenant soin de ses forêts, la Colombie peut devenir un leader mondial de la nouvelle bio-économie. D’après des estimations de l’OCDE, la bio-économie pourrait représenter 2,5% du PIB en 2030.

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