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Compteur Linky : l’Association des maires de France en appelle au gouvernement

Outil phare du programme gouvernemental de transition et d’efficacité énergétiques, le compteur communicant Linky, installé par le gestionnaire du réseau ERDF depuis décembre 2015, ne cesse de faire polémique. L’Association des maires de France s’est adressée la semaine dernière au Premier ministre Manuel Valls, lui demandant de prendre les dispositions nécessaires pour expliquer, rassurer et permettre un cadre de déploiement serein et optimal. 

Le compteur Linky face aux rumeurs

Entamée en décembre 2015, la campagne de déploiement du compteur « intelligent » Linky, développé par ERDF, devrait durer près de six ans et concernera plus de 35 millions de foyers français. Ce dispositif innovant est destiné à optimiser de manière significative la gestion du réseau et le relevé des compteurs, en offrant la possibilité d’effectuer les relevés à distance et en réduisant ainsi le nombre des interventions des techniciens ERDF – et donc le coût des opérations.

Malgré ces avantages, le compteur Linky semble toutefois susciter de vives inquiétudes chez certains citoyens et élus locaux soucieux de l’impact sanitaire d’un tel dispositif. Décrié depuis plusieurs mois pour des effets potentiellement néfastes sur la santé, via les ondes électromagnétiques transmises par le boitier, il semblerait pourtant que le compteur Linky soit inoffensif ; cette technologie ne repose que sur le courant porteur en ligne (CPL) bas débit, utilisé par ERDF depuis les années 1980 et permettant d’envoyer des informations dans les câbles du réseau électrique classiques et existants. Le compteur Linky n’émet donc aucune onde radio, n’utilise pas le wifi et ne cause aucune émission électromagnétique supplémentaire.

Face aux inquiétudes véhiculées dans les médias et à la résistance d’une dizaine de municipalités en France, l’AMF demande donc aujourd’hui au gouvernement, resté assez discret sur ce sujet jusqu’à présent, de contrer ce vent de rumeurs et de soutenir enfin la diffusion de ce nouveau compteur indispensable à la transition énergétique. Rappelons ici que le déploiement de Linky sur le plan national résulte d’une décision de l’État, d’un vote du parlement et d’un processus encadré par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRÉ). L’AMF estime à cet égard que le gouvernement doit assumer officiellement la généralisation de ce compteur nouvelle génération et prendre les mesures nécessaires à son acceptation par tous.

Une innovation nécessaire à la transition énergétique

Si les risques cancérigènes liés à l’installation d’un compteur à son domicile sont donc totalement infondés et vont à l’encontre de toutes les études réalisées jusqu’à aujourd’hui, les rumeurs vont bon train et sont d’autant plus dommageables que le boitier Linky constitue aujourd’hui un des meilleurs atouts dans le cadre du processus de transition énergétique engagé ces dernières années.

Prévu comme partie intégrante des nouveaux réseaux électriques intelligents (smart grids), le compteur communicant permettra outre un calcul précis des factures d’électricité sur la base des consommations réelles d’un foyer (et non plus sur une estimation), une meilleure intégration au réseau des énergies renouvelables intermittentes comme l’éolien ou le solaire. Linky offre en effet la possibilité de moderniser et de rationaliser les quelque 350.000 producteurs d’électricité renouvelable répartis sur le territoire français, et d’assurer à chaque instant l’équilibre optimal entre consommation et production d’électricité.

Comme le souligne Gladys Larose, chargée des relations externes sur le projet Linky chez ERDF, « nous avons une belle occasion de contribuer au développement des énergies renouvelables qui réduiront [l'impact environnemental du rejet de CO2 dans l'atmosphère]. Faut-il au nom d’un principe de précaution sans objet rejeter cette contribution essentielle pour l’avenir ? » Cet outil est en effet pour beaucoup indispensable à la réalisation des objectifs fixés dans la loi de transition énergétique, qui prévoient entre autres, un taux de 40 % d’électricité issue des énergies vertes à l’horizon 2030.

 

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