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En 2022, les éléphants de Tanzanie pourraient ne plus être qu’un lointain souvenir

Tanzanie / / Afrique

La Tanzanie a ignoré, mercredi 1er juin, les résultats d’une étude menée et publiée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui souligne que les éléphants pourraient disparaître de la plus grande réserve naturelle du pays d’ici 2022, pour cause de braconnage intensif. En guise de réponse, le pays affirme que l’analyse WWF n’est pas à jour…

Le WWF a annoncé que la Réserve Selous, plus grande zone naturelle sous protection de Tanzanie, serait le refuge de l’une des concentrations les plus élevées d’éléphants africains sur le continent. Malheureusement, le braconnage de l’ivoire a engendré une baisse de la population de 90% en moins de 40 ans. On pouvait en dénombrer 110 000 dans les années 70, aujourd’hui il en resterait à peine 15000. Cette célèbre réserve de Selous pourrait définitivement disparaitre d’ici six ans, si le braconnage reste aussi intensif qu’actuellement. C’est la mise en garde qui a été faite par le WWF, le mercredi 1er juin. Selon eux, des mesures urgentes sont indispensables afin de protéger les animaux contre les réseaux criminels lourdement armés et entraînés qui les traquent.

Environ 30 000 éléphants africains sont assassinés chaque année pour entretenir un trafic d’ivoire illégal engendré par la demande asiatique. La Tanzanie est l’un des pays les plus concernés par ce phénomène, d’après un recensement récent, la population des pachydermes y a réduit de 60% entre 2009 et 2014.

Une réserve de plus en plus maigre 

Cette réserve de Selous, qui porte son nom pour rendre hommage à l’explorateur et chasseur britannique Frederick Selous, qui a inspiré un des personnages des Mines du roi Salomon, est devenue l’une des plus touristiques de Tanzanie. Grâce à elle, 6 millions de dollars de revenus par an sont générés.

La surface de cette réserve est 55000 km2, elle est classée au patrimoine de l’Unesco depuis 1982, puis sur la liste du Patrimoine mondial en péril depuis 2014. 6 éléphants y sont assassinées par jour en moyenne. De plus, d’autres phénomènes tels que les activités minières et d’exploration pétrolière mettent en danger l’écosystème de la réserve.

D’après le directeur du WWF pour la Tanzanie, Amani Ngusaru, la valeur de la réserve de Selous pour le pays comme pour le reste du monde est due aux espèces sauvages qui s’y trouvent ainsi qu’à ses écosystèmes préservés. La première étape à franchir pour que Selous puisse développer son potentiel de développement durable, est de parvenir à un objectif de zéro braconnage. Pas gagné, la Tanzanie s’étant contentée d’accueillir (ou plutôt de balayer) cette étude d’un revers de la main.

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